Renault : l'accord "compétitivité" est signé

(Denis Balibouse Reuters)

Le PDG Carlos Ghosn, entouré des représentants des trois syndicats signataires (CFE-CGC, FO et CFDT, soit près de 65% des voix au total), a paraphé l'accord qui, selon lui, "fera date dans l'histoire des négociations sociales françaises" : gel des salaires, baisse des effectifs, en contrepartie du maintien des usines françaises jusqu'en 2016.

Le maintien de l'activité au prix fort, ou un accord "équilibré" qui fera date dans l'histoire ? L'accord "compétitivité", paraphé aujourd'hui chez Renault fait en tout cas beaucoup parler.

Son PDG, Carlos Ghosn, parle donc d'un texte qui "fera date dans l'histoire des négociations sociales françaises" . La CFE-CGC, pourtant signataire, estime que ce "n'est pas un bon accord", mais un accord "donnant-donnant" , un "pari sur les quatre prochaines années" . Trois syndicats (CFE-CGC, FO et CFDT, près de 65% des voix au total) l'ont signé ; pas la CGT, 2e syndicat de l'entreprise. Pour Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, le texte marque "le retour industriel de Renault en France"

Aucune fermeture d'usines jusqu'en 2016

Qu'en est-il précisément ? Renault s'engage à ne fermer aucun de ses cinq sites en France jusqu'en 2016. En contrepartie, les salariés acceptent une augmentation de 6,5% du temps de travail, une refonte des comptes épargne temps, un gel des salaires en 2013. Qui plus est, d'ici fin 2016, 7.500 suppressions nettes d'emplois et 760 embauches sont prévues, soit plus de 15% des effectifs, sans plan social ni plan de départs volontaires. 

Du coup, l'avenir de Flins, dans les Yvelines, s'éclaircit - avec la promesse d'une production minimum de 110.000 véhicules par an. Maubeuge, dans le Nord, se voit attribuer la nouvelle génération de Kangoo, et Douai aura cinq modèles.

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