"Une nouvelle péripétie, ni plus, ni moins" : à l'Elysée, on relativise la journée de mobilisation des fonctionnaires

Selon son entourage, Emmanuel Macron est serein, malgré le mouvement social du 10 octobre (illustration). 
Selon son entourage, Emmanuel Macron est serein, malgré le mouvement social du 10 octobre (illustration).  (MAXPPP)

Malgré la mobilisation des syndicats de fonctionnaires mardi, le chef de l'Etat affiche beaucoup de sérénité, selon son entourage à l'Elysée. 

Les neuf fédérations syndicales des fonctionnaires ont appelé à la grève mardi 10 octobre pour dénoncer notamment des attaques contre leur pouvoir d'achat : le gel du point d'indice, l'absence de compensation de la hausse de la CSG et le  rétablissement du jour de carence. Malgré cette mobilisation, le chef de l'Etat se montre serein, selon son entourage à l'Elysée. 

"Le grand soir n'arrive pas, le président avance"

Le parler vrai du président déteindrait-il sur son entourage ? En tout cas, l'Elysée ne prend pas de gants. "Une nouvelle péripétie, ni plus, ni moins. Il n'y aura pas plus de monde aujourd'hui que le 21 septembre", assure un conseiller, en faisant référence à la dernière journée d'action à l'appel de la CGT, qui avait peiné à mobiliser contre les ordonnances et les réformes gouvernementales en général. "Le grand soir social qu'on lui annonce n'arrive pas, alors le président avance", dit-on en coulisses. Les syndicats apprécieront, à quelques jours d'un rendez-vous prévu avec Emmanuel Macron. Le président de la République les recevra jeudi et vendredi pour lancer la deuxième étape de sa refondation sociale, la réforme de la formation professionnelle et de l'assurance chômage.

Le service après-vente sur les rails

L'Elysée l'annonce clairement : "Après la jambe qui libère, c'est la jambe qui protège". C'est un moyen de regarder devant et de rappeler que les indépendants et les salariés qui démissionnent auront droit à l'indemnisation chômage. Il y aura donc de nouvelles protections pour les uns, quand les autres craignent une durée ou des niveaux d'indemnisations revus à la baisse. En attendant, Emmanuel Macron contre-attaque sur le plan politique, pour se démarquer de l'image renvoyée par une partie de l'opposition. Non, il n'est pas le président des riches. "Nous devons garantir un quotidien digne aux plus démunis", a dit lundi soir le président de la République à la commission des affaires sociales du Parlement, reçue à l'Elysée. Emmanuel Macron parle là de la hausse de l'allocation adulte handicapé, du minimum vieillesse, de la prime d'activité. Chacun a été prié de mieux valoriser ce qui protège les plus fragiles, dans le budget 2018.