Tout est politique. Égalité au travail : Marlène Schiappa annonce "un dispositif pour prélever directement les amendes"

Marlène Schiappa, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, était l'invitée de Jean-François Achilli dans "Tout est politique", lundi soir.

Quelques heures après le séminaire gouvernemental de rentrée à l'Élysée et trois jours avant la présentation des ordonnances modifiant le Code du travail, Marlène Schiappa, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, était l'invitée de Jean-François Achilli dans Tout est politique.

Prévention, action, répression

Marlène Schiappa a exposé lundi soir sur franceinfo, les trois pans du plan d’action gouvernemental sur l’égalité professionnelle, "la prévention, l'action et la répression." La secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes a expliqué qu'un arsenal juridique existe bel et bien depuis 1983, qu'il est "constamment renforcé", mais qu'aujourd'hui "la vie a changé" et qu'il faut donc "aller au cœur des entreprises."  

Sur le volet répression, notamment, la secrétaire d'État indique être "en train de construire ce dispositif pour aller directement prélever les amendes" pour les réinjecter dans le budget de l'État. Elle a également signé cet été une convention pour "multiplier les contrôles aléatoires auprès des entreprises". Marlène Schiappa assure que, dans ces ordonnances, "toutes les négociations qui concernent la parité, l'égalité professionnelle et salariale sont bien sûr maintenus au niveau le plus haut et ne seront pas faites entreprise par entreprise".

Les Cassandres sont "l'ancien monde"

En ouverture du séminaire gouvernemental de rentrée, Emmanuel Macron a déclaré : "Certains prédisent le pire, il ne faut jamais céder aux Cassandres". Selon Marlène Schiappa, "il y a un certain nombre d'anciens responsables politiques qui appartiennent peut-être à ce que l'on appelle maintenant communément 'l'ancien monde', l'ancien monde politique. Effectivement, il y a un certain nombre de Cassandres (...) qui nous prédisent ou qui nous souhaitent un échec. Je trouve assez grave de souhaiter l'échec de son pays."

Une autre pédagogie

Le chef de l'État voit à nouveau sa cote de popularité chuter, avec 40% de personnes satisfaites dans le sondage Ifop publié par le JDD, dimanche 27 août. "Tout ce qui peut nous donner à comprendre l'opinion des Français a bien sûr énormément d'importance, réagit Marlène Schiappa sur franceinfo, mais on ne gouverne pas pour être populaire. On gouverne pour transformer, pour savoir vers quel cap et vers quelle direction on se tourne." 

À ceux qui affirment que les réformes du quinquennat vont bénéficier aux plus riches, la secrétaire d'État assure que le gouvernement "libère pour protéger" mais admet que ce dernier a peut-être "trop expliqué la phase 'libérer'". "Nous arrivons dans la phase 'protéger'", dit-elle.

>> Retrouvez en vidéo l'intégralité de "Tout est politique" de lundi 28 août : 

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