Les 4 Vérités - "Cette réforme du Code du travail est très dangereuse pour les travailleurs", martèle la CGT

France 2

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, est l'invité des 4 Vérités de France 2 ce mardi 18 juillet.

"Il y a une désindustrialisation, et pas que dans l'automobile. On est inquiet qu'il n'y ait pas de ministre de l'Industrie", s'alarme Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, dans Les 4 Vérités ce mardi matin.

La CGT appelle à manifester le 12 septembre après l'autorisation donnée par l'Assemblée nationale et le Sénat au gouvernement de légiférer par ordonnances. "Il n'est jamais trop tard", assure-t-il. "Tous ceux qui penseraient qu'avoir une très large majorité à l'Assemblée nationale, c'est un blanc-seing pour faire tout et n'importe quoi en matière sociale se trompent".

"Quand on est élu de cette façon, il faut être humble"

Philippe Martinez insiste : "41% des électeurs qui ont voté Emmanuel Macron au premier tour ont voté pour lui par défaut, pas par adhésion". Et d'ajouter : "Au deuxième tour, vous savez très bien qu'une très grande partie de ceux qui ont voté pour monsieur Macron ont d'abord voté contre le Front national." "Quand on est élu de cette façon, il faut être humble", conclut le leader syndical.

"Cette réforme du Code du travail est très dangereuse pour les salariés et les travailleurs en général", estime-t-il. "Aujourd'hui, on veut faire croire que ceux qui ont des droits sont des privilégiés. C'est absolument scandaleux. Il y a tellement de citoyens dans le monde, de travailleurs dans le monde qui rêvent d'avoir un minimum de droits. Casser les droits, c'est proprement changer la nature de la société et les règles du travail en France", développe Philippe Martinez.

Celui-ci porte à sa veste le pin's soutenant la candidature de Paris aux JO 2024. "C'est un symbole. Outre l'aspect festif et sportif, les syndicats ont signé avec le comité de candidature parisien une charte sociale pour que les droits des travailleurs soient respectés avant, pendant et après les JO. C'est une première mondiale", explique Philippe Martinez.

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