Grève des routiers : "Les conséquences seront extrêmement concrètes", prévient la CGT Transports

Les routiers CGT et FO veulent lancer des \"actions fortes et visibles\" à partir de lundi pour protester contre la réforme du Code du travail. Image d\'illustration. 
Les routiers CGT et FO veulent lancer des "actions fortes et visibles" à partir de lundi pour protester contre la réforme du Code du travail. Image d'illustration.  (MAXPPP)

Les routiers CGT et FO lancent lundi à l'aube un mouvement reconductible contre la réforme du Code du travail, sur fond de revendications catégorielles.

Les chauffeurs routiers sont appelés à une grève reconductible à partir de lundi 25 septembre. Ce mouvement lancé à l'initiative des fédérations CGT et FO Transports vise à dénoncer la réforme du Code du travail par ordonnances, dont certaines dispositions inquiètent la profession.

Malgré les dénégations du gouvernement ou celles des fédérations patronales, les deux syndicats redoutent toujours de possibles baisses de primes pour les chauffeurs, notamment celles d'ancienneté, à l'initiative de l'employeur. Jérôme Vérité, le secrétaire général de la CGT Transports, y voit une conséquence directe des ordonnances, et fustige l'attitude du gouvernement : "Le gouvernement joue le bras de fer et nous oblige à utiliser notre droit de grève. Cela aura des conséquences extrêmement concrètes. On peut le regretter mais on ne pourra pas nous reprocher, à la fois d’avoir prévenu, et à la fois de s’être montrés disponibles pour se remettre autour de la table."  

>> VIDEO. Grève des routiers : l'Etat anticipe une possible pénurie dans les stations-service

Au-delà de la question des ordonnances, CGT et FO dénoncent aussi les menaces qui pèseraient sur le congé de fin d'activité. Autrement dit, la possibilité de partir plus tôt à la retraite. Les sujets d'inquiétude ne manquent pas, prévient Jérôme Vérité : "À partir du moment où le mouvement va partir, je pense que vont s’agréger un certain nombre d’autres revendications extrêmement fortes pour le secteur et qu’il va falloir régler beaucoup de choses."

Reste à savoir si la mobilisation sera forte et durable. En mai 2016, en marge des manifestations contre la loi El Khomri, les routiers étaient parvenus à bloquer plusieurs raffineries et dépôts de carburant. Mais une concession du gouvernement sur le paiement de leurs heures supplémentaires avait alors suffit à éteindre le mouvement.

Le reportage de Raphaël Ebenstein.
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