DIRECT. Réforme du Code du travail : la mobilisation s'essouffle pour la troisième journée de mobilisation

Des manifestants dans les rues de Marseille (Bouches-du-Rhône), le 19 octobre 2017.
Des manifestants dans les rues de Marseille (Bouches-du-Rhône), le 19 octobre 2017. (CITIZENSIDE/DENIS THAUST / CITIZENSIDE)

A Paris, le cortège a rassemblé 25 000 personnes selon la CGT, 5 500 d'après la police. C'est moitié moins que lors des deux dernières journées de manifestation en septembre. 

La CGT et Solidaires organisaient, jeudi 19 octobre, une troisième journée contre les ordonnances de la réforme du Code du travail en vigueur depuis près d'un mois. Le résultat est sans appel : il y avait moins de monde que lors des deux dernières journées de mobilisation en septembre. Une nouvelle intersyndicale, programmée le 24 octobre, pourrait donner lieu à un appel plus unitaire.

 A Paris. Le défilé a rassemblé 25 000 personnes selon la CGT, 5 500 d'après la police. C'est moitié moins que lors des deux premières journées de contestation organisées au mois de septembre. Le syndicat avait comptabilisé 55 000 manifestants à Paris le 21 septembre et 60 000, le 12 septembre. 

 Dans les grandes villes. Là aussi, l'essoufflement est net. A Marseille, seules 20 000 personnes ont manifesté, selon la CGT. Ils étaient 50 000, le 21 septembre et 60 000, le 12 septembre. Les cortèges étaient également moins garnis à Bayonne, Rennes, Toulouse ou encore Lyon. "On est déterminés à aller jusqu'au bout", a assuré Philippe Martinez, le leader de la CGT, qui a participé dans la matinée à la manifestation marseillaise.

Les organisations reçues. Après l'Elysée la semaine dernière, Matignon reçoit depuis mardi les organisations patronales et syndicales pour évoquer ces réformes, qui doivent aboutir à un projet de loi en avril, avant le troisième volet, celui de la réforme des retraites.

Le trafic SNCF peu perturbé. "Très peu de perturbations" ont été constatées jeudi matin, a indiqué un porte-parole du groupe ferroviaire. "Il peut y avoir éventuellement localement quelques suppressions de trains", mais "rien de significatif", a-t-il ajouté.

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