Code du travail : "Cette réforme n'a pas de raison d'inquiéter les routiers", estime la ministre des Transports

La ministre des Transport Elisabeth Borne, le 19 septembre 2017 à Paris. 
La ministre des Transport Elisabeth Borne, le 19 septembre 2017 à Paris.  (MAXPPP)

La ministre des Transports a tenté de rassurer les routiers, vendredi sur franceinfo, alors qu'ils se mobilisent contre la réforme du Code du travail, lundi prochain. "On va supposer qu'il y a eu des malentendus", "ces inquiétudes n'ont pas lieu d'être", selon elle.

Le président Emmanuel Macron a signé vendredi 22 septembre les ordonnances réformant le Code du travail, alors que la contestation sociale se poursuit en France. Les routiers ont déjà prévu une journée d'action lundi 25 septembre. "Cette réforme n'a pas de raison d'inquiéter les routiers", a tempéré Elisabeth Borne sur franceinfo vendredi.

La ministre des Transports veut "rassurer les routiers" et assure que ni le temps de travail ni le congé de fin d'activité ne seront concernés par la réforme du Code du travail. "Il n'est pas question de revenir sur les engagements qui ont été pris (...) Le temps de travail restera dans le Code des transports, le congé de fin d'activité sera maintenu, l'État assurera sa part de financement. Ces inquiétudes n'ont pas lieu d'être", indique-t-elle.

Objectif : "poursuivre le dialogue"

Au sujet de la manifestation, Elisabeth Borne prévient : "La bonne réponse, ce n'est pas le blocage, c'est la poursuite du dialogue. L'ensemble des organisations syndicales sont les bienvenues pour discuter au ministère des Transports".

"L'enjeu majeur dans ce secteur c'est la concurrence loyale en Europe", renchérit la ministre des Transports. "Nous nous battons pour que le transport routier soit dans la directive travailleurs détachés", ajoute Elisabeth Borne qui assure que le gouvernement est "très mobilisé sur ce sujet".

"L’ensemble des organisations syndicales sont les bienvenues pour discuter au ministère des Transports" Elisabeth Borne, ministre des Transports, sur franceinfo.
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