Vendée : un fonctionnaire a continué à être payé alors qu'il n'est plus en poste, 36 800 euros injustifiés

Un fonctionnaire de Vendée payé alors qu\'il n\'est plus en poste (photo d\'illustration) 
Un fonctionnaire de Vendée payé alors qu'il n'est plus en poste (photo d'illustration)  (ODILON DIMIER / MAXPPP)

Pendant 17 mois, un fonctionnaire de Talmont-Saint Hilaire (Vendée), a touché 36 800 euros de rémunérations "injustifiées", selon France Bleu Loire Océan.

Un directeur général des services de Talmont-Saint Hilaire, en Vendée, a touché 36 800 euros alors qu'il ne travaillait plus pour la commune, rapporte lundi 19 décembre France Bleu Loire Océan. Il n'était plus en poste depuis novembre 2012 et même à la retraite depuis novembre 2013. 

17 mois de rémunération "pas justifiées"

Selon un rapport de la chambre régionale des comptes consacré à la gestion financière de la commune de Talmont-Saint-Hilaire, "M. X" a perçu pendant 17 mois des rémunérations "insuffisamment justifiées"  voire "pas justifiées", soit 36 800 euros au total. La commune parle de "dysfonctionnement". Les magistrats de la chambre régionale des comptes évoquent eux "un manque de rigueur dans la gestion des ressources humaines".

Tout commence le 1er novembre 2012. À un an de la retraite, le directeur général des services de Talmont-Saint-Hilaire est remplacé. Mais il reste en fonction à la mairie. Pendant six mois, "il met de l'huile dans les rouages" pour son successeur. Les six mois restants, il reconnaît qu'il "venait en mairie de manière discontinue pour finir par ne plus y venir." Une forme de "placardisation" assez fréquente dans la fonction publique et qui reste légale. Problème, le fonctionnaire touche des primes et des indemnités et ce sans justification valable, selon la chambre régionale des comptes. Au total, 8 300 euros sur un an.  

Et la situation s'aggrave. Au 1er novembre 2013, au lieu de partir en retraite, le fonctionnaire conserve son statut et son salaire. Cela dure encore cinq mois. Cinq mois de rémunération "sans aucune base légale", selon la chambre régionale des comptes. Au bout du compte, sur 17 mois cela a coûté 98 000 euros à la municipalité dont 36 800 euros qui sont "insuffisamment ou pas justifiés" selon la chambre régionale des comptes.