Édouard Philippe veut que les "agents publics restent au niveau le plus proche possible" des gens

France 2

Le Premier ministre Édouard Philippe est l'invité des "4 Vérités" de France 2 mardi 10 juillet.

Le projet de loi de révision constitutionnelle débute mardi 10 juillet. Près de 80 députés les Républicains dénoncent la "démolition de l'Assemblée nationale". "Pas du tout", répond Édouard Philippe. "Emmanuel Macron veut un parlement plus efficace, un meilleur contrôle par les parlementaires de l'action du gouvernement, moins de parlementaires pour un débat de meilleure qualité et une capacité de contrôle par chaque parlementaire bien supérieur", explique le Premier ministre dans "Les 4 Vérités" mardi matin.

"Le texte va forcément évoluer. Il ne s'agit pas de revenir à la IVe République ni de passer à la VIe. J'ai bon espoir qu'à la fin les parlementaires s'entendent", insiste-t-il.

Un budget à l'équilibre en 2022 espéré

"La France vote des budgets en déficit depuis 43 ans. Les déficits s'accumulent, ce qui crée une dette qui s'accumule", souligne-t-il. S'agissant de la réduction de la dépense publique, Édouard Philippe a confirmé que le gouvernement espérait en 2022 présenter un budget à l'équilibre, et non en excédent. "Si on est à 0 plutôt qu'à 0,2% (du PIB) en excédent, on aura quand même fait quelque chose qu'aucun gouvernement n'aura réussi à faire depuis 50 ans", assure-t-il.

"Mon objectif, c'est l'efficacité de la dépense publique. C'est qu'un euro pris dans la poche des Français soit bien utilisé", plaide-t-il. Si certaines politiques publiques qui "fonctionnent bien" seront "préservées et développées", d'autres seront "corrigées", affirme le Premier ministre.

"Qu'il faille diminuer l'emploi public dans certains domaines, ça me semble évident", déclare-t-il, même s'il ne se "pose pas la question tous les matins de savoir si ça doit être 120 000 emplois en moins dans les trois fonctions publiques". "Notre objectif c'est de faire en sorte que les agents publics restent au niveau le plus proche possible" des gens. "Ça exige des efforts de réorganisation de l'ensemble de l'organisation territoriale de l'État", conclut Édouard Philippe.

Vous êtes à nouveau en ligne