Délocalisation de fonctionnaires d'État dans des villes moyennes : "On a beaucoup travaillé pour préparer ça", explique le maire de Guéret

Le maire de Guéret Michel Vergnier, dans son bureau en novembre 2017.
Le maire de Guéret Michel Vergnier, dans son bureau en novembre 2017. (PASCAL LACHENAUD / AFP)

Invité sur franceinfo jeudi 30 janvier, le maire (PS) de Guéret a décrit les efforts consentis par sa municipalité pour accueillir des fonctionnaires des finances publiques délocalisés.

"On a beaucoup travaillé pour préparer" la venue de quelques dizaines de fonctionnaires des finances publiques, explique Michel Vergnier, maire de Guéret (Creuse). Sa ville fait partie des 50 communes françaises choisies pour accueillir 3 000 fonctionnaires des finances publiques d'ici 2024. Pour que la candidature de Guéret soit retenue, le maire et les services du département on fait un travail en "matière culturelle, sociale, d'éducation. On a maintenant de l'enseignement supérieur" a-t-il ajouté.

franceinfo : Ces déménagements vont démarrer en 2021, c'est une bonne nouvelle pour Guéret ?

Michel Vergnier : La ville de Guéret et d'ailleurs les communes semblables à la nôtre souhaitent accueillir de nouvelles populations et de nouvelles activités. C'est récurrent parce que c'est difficile sur nos territoires, où il y a de véritables fractures territoriales. Quand ce genre de proposition est faite, on ne se pose pas de questions et on monte un dossier, tel qu'on nous l'a demandé, avec un cahier des charges, qui à la fois, puisse indiquer dans quelles conditions matérielles de travail les gens peuvent être accueillis chez nous. Et aussi quel est l'environnement qu'on leur offre s'ils ont envie de venir.

Le gouvernement avance des avantages en termes de coût, notamment pour les locaux.

Oui c'est moins cher pour les locaux, il y a des possibilités en termes d'accession au logement. Et puis on a beaucoup travaillé pour préparer ça, pas seulement pour l'administration, mais aussi pour toutes les activités en matière culturelle, sociale, d'éducation. On a maintenant de l'enseignement supérieur. On sait qu'il faut être prêts quand on nous fait une offre, et surtout ne pas la laisser passer quand elle peut se réaliser. Avec le conseil départemental et avec les services de l'État de l'a DGFIP [finances publiques], on a très vite préparé ce dossier et c'est une course contre la montre, on ne nous a pas laissé beaucoup de temps.

On sait combien de fonctionnaires vont venir à Guéret ?

On va le savoir avant l'été.Ce pourrait être autour d'une cinquantaine mais les choses peuvent être infirmées demain. On peut en accueillir plus, mais l'essentiel c'est de savoir pour quelles activités précises et ensuite de savoir quels sont les gens qui sont volontaires pour venir. Ou alors pour garder de l'emploi sur place et permettre de nouvelles activités car moi je crois beaucoup à la localisation d'emplois sur des territoires pour d'autres territoires. C'est quelque chose qu'on a fait avec la caisse d'allocations familiales, où 80 emplois ont été créés à Guéret pour travailler sur les dossiers de l'assurance logement étudiant de la région parisienne, et tout le monde est très satisfait de ce que l'on appelle le travail à distance. Maintenant avec les nouvelles technologies, il n'y a plus aucun problème.

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