Absentéisme : les primes de présence sont-elles efficaces ?

France 2

Il y a un an, la ville de Romans-sur-Isère (Drôme) suscitait la polémique en décidant de verser une prime d'assiduité à ses agents pour lutter contre l'absentéisme. Quel bilan ?

C'est une petite révolution pour les quelque 600 personnels de la ville de Romans (Drôme). Cette année, ils ont perçu une prime inversement proportionnelle à leurs jours d'absence. Hervé Didier est employé aux espaces verts, il a touché le montant maximal, soit 300 €. "Très appréciable", pour le principal intéressé. Mais la somme est dégressive et au-delà de cinq absences, pas de prime. Employée au service propreté, Sophie Cordel n'a touché que 150 €. Elle a été en arrêt maladie à deux reprises. Sa prime a donc été réduite.

Des résultats encourageants

L'objectif de la maire est de lutter contre l'absentéisme et de motiver les agents avec des résultats à atteindre. Un sondage de satisfaction est d'ailleurs réalisé chaque année auprès des habitants pour s'assurer que les objectifs sont atteints. Si c'est le cas, la prime est versée, indexée sur le nombre d'absences. Et le constat est plutôt encourageant puisque l'absentéisme dans la commune a diminué de 24%. Du côté des syndicats qui avaient signé l'accord, pas de regret, mais ils pointent une certaine injustice, en particulier pour ceux atteints d'une longue maladie.

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