Usine de Blanquefort : 910 ouvriers menacés en 2019

Les salariés de l'usine Ford à Blanquefort (Gironde) ont lancé une mobilisation générale des salariés après l'annonce du géant américain de l'automobile de suspendre ses investissements sur le site, après 2019.

C'était la manifestation de la dernière chance. Quelques centaines d'ouvriers ont marché ensemble jusqu'à la préfecture, où l'avenir de leur usine se jouait. Jusqu'à ce que le communiqué de la direction tombe : "Les projections actuelles de volumes de production sont saines jusqu'en 2019. Ce qui devrait permettre la poursuite de l'activité et des emplois associés [...]. Nous ne voyons aucune opportunité de production Ford à plus long terme."

"Ford ne bouge pas de sa position"

Des propos qui confirment ce que la direction Ford a concédé à demi-mot, il y a une dizaine de jours. Elle ne souhaite pas conserver le site de Blanquefort, au-delà de 2019. 910 ouvriers sont concernés, et certains rassemblés à l'extérieur laissent éclater leur colère. Pour les syndicats, c'est une demi-surprise. Afin de toucher 15 millions d'euros d'aide publique, l'entreprise ne pouvait pas licencier avant mai 2018. "Ford ne bouge pas de sa position. On va vers un désengagement et l'on sent bien qu'ils ont envie de partir, même le plus vite possible", a commenté Philippe Poutou.

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne