Reprise d'Ascoval : "On ne s'est pas battus pendant tout ce temps pour abandonner"

La sénatrice du Nord Valérie Létard, le 25 octobre 2018, à Saint-Saulve sur le site d\'Ascoval.
La sénatrice du Nord Valérie Létard, le 25 octobre 2018, à Saint-Saulve sur le site d'Ascoval. (PIERRE ROUANET / MAXPPP)

"Ce n'est pas possible d'arrêter maintenant", a réagi sur franceinfo la sénatrice du Nord Valérie Létard, alors que la reprise de l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve par Altifort est remise en cause.

Valérie Létard, sénatrice centriste du Nord et vice-présidente du Sénat, n'entend pas "abandonner l'aciérie et les salariés", et ce malgré l'annonce de Bercy qu'Altifort, le repreneur de l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord), n'avait pas obtenu "les financements externes" nécessaires à la reprise de l'entreprise. Interrogée sur franceinfo, Valérie Létard a par ailleurs indiqué que "18 partenaires pourraient amener des commandes à hauteur de 300 000 tonnes par an" à l'aciérie.

franceinfo : Est-ce que c'en est terminé de l'aciérie Ascoval ?

Valérie Létard : Non ! Altifort a d'abord jusqu'au 27 février pour trouver les financements. Pour cela, il peut essayer d'avoir un partenaire qui viendrait, en actionnaire complémentaire, accompagner le financement. Si ce n'est pas le cas, la prochaine étape ce sera le nouvel examen du plan de reprise le 27 février avec cette audience organisée au tribunal de grande instance de Strasbourg. Si après l'audience, on constate qu'Altifort ne peut pas tenir le coup, ce sera un retour à la case départ avec la possibilité de trouver un nouveau repreneur.

Qu'est-ce qui vous permet d'espérer encore ?

Ce projet a réussi à mobiliser tous les acteurs publics. Il y a des financements publics à hauteur de 45 millions d'euros. Par ailleurs, depuis ces derniers mois, un gros travail de prospection de nouveaux clients a été fait, 60 000 tonnes d'aciers par an supplémentaires ont d'ores et déjà été commandés. Et 18 autres partenaires ont été trouvés par la direction d'Ascoval et par l'équipe d'Altifort. Ces 18 partenaires pourraient amener des commandes à hauteur de 300 000 tonnes d’acier par an.

Cette activité a donc un avenir, selon vous ?

Il y a un besoin d'acier qui est identifié clairement. Il y a des partenaires financeurs qui sont au rendez-vous. Il y a des repreneurs qui peuvent être intéressés par un projet dont on connaît bien mieux les contours aujourd'hui qu'auparavant. Il y a des besoins. Mais c'est également entre les mains des salariés qui doivent décider si nous devons mener tous ensemble le combat. Si après le 27 février, Altifort ne peut pas continuer, il y a des possibilités avec des repreneurs mais c'est avec les salariés que cela se décidera. Tous les élus seront derrière eux s'ils souhaitent continuer le combat. On ne s'est pas battus pendant tout ce temps pour abandonner une aciérie et des salariés qui, quand on voit le marché disponible, doivent continuer à travailler. Ce n'est pas possible d'arrêter maintenant !

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