Renault : le constructeur confirme la suppression de 4 600 postes en France

Jean-Dominique Senard, le PDG de Renault, a argué de la "survie" du constructeur automobile pour justifier du plan de suppression de postes, annoncé jeudi 28 mai, qui va concerner 4 600 emplois en France.

Tous ensemble devant leur usine de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), les 270 salariés de Renault, émus, ont appris que le site fermera d’ici 2022. "C’est un coup de massue, un choc pour nous tous. On a été habitués à travailler sur ce site, où il y a un esprit de famille", confie un employé. L’activité de l’usine de Choisy-le-Roi serait transférée vers le site de Flins-sur-Seine, dans les Yvelines. Pas de quoi rassurer les salariés.

Réaliser des économies drastiques

Au-delà de la fermeture de Choisy-le-Roi, des questions se posent pour les autres sites du constructeur automobile. Renault envisage des réorganisations à Flins-sur-Seine, Caudan (Morbihan), Dieppe (Seine-Maritime), Maubeuge (Nord) ou encore Guyancourt (Yvelines). Après une première perte nette en dix ans, l’an dernier, la marque au losange doit réaliser des économies drastiques. 4 600 postes seraient ainsi supprimés en France, 15 000 dans le monde, a priori sans licenciements "secs", seulement des départs volontaires.

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