Présidentielle : l'indécision des salariés de l'usine Toyota d'Onnaing pour le second tour

FRANCE 3

Entre 2002 et 2017, les choses ont beaucoup changé, concernant le vote ouvrier notamment. France 3 est allée près de Valenciennes (Nord) à la rencontre d'ouvriers de l'usine Toyota parfois tentés par le vote Front national. 

À Onnaing (Nord), au moment du changement d'équipe de l'usine Toyota ce mardi 25 avril au matin, peu d'ouvriers osent dévoiler leur choix du premier tour. Contrairement à certaines idées reçues, parler de son vote reste donc un tabou pour la majorité des ouvriers rencontrés. Un jardin secret qui laisse malgré tout entrevoir parfois des affinités. "Il y en a qui penchent plutôt vers le Front national, mais il savent pas ce que c'est de voter un extrême", confie une employée de Toyota.

"Les salariés tournent un peu le dos à la politique"

Évoquer sa sensibilité politique aux abords de son lieu de travail reste donc compliqué. Néanmoins, c’est à l'intérieur de l'usine que les lanques semblent se délier avec un ras-le-bol général. "Que ce soit Front national ou Macron ou d'autres, aujourd'hui on sent les salariés un peu tourner le dos à la politique parce qu'ils ont pas vraiment de réponses à leurs questions", explique Thomas Mercier, délégué syndical CFDT Toyota. À deux semaines du second tour, une majorité d'ouvriers rencontrés ce matin hésitaient encore entre les deux candidats, mais aussi pour certains avec le fait de ne pas aller voter le 7 mai prochain.

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