Les salariés de PSA crient leur colère devant le siège parisien : "La guerre a commencé"

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Ils sont venus d'Aulnay, l'usine condamnée, mais aussi de Rennes et Poissy, deux sites visés par le plan social. Au moment où le CCE détaille les mesures d'accompagnement pour les 8.000 salariés dont les postes seront supprimés, les syndicats mobilisent et affirment qu'ils ne lâcheront rien.

Ils sont partis à l'aube d'Aulnay-sous-Bois
(Seine-Saint-Denis, notre photo, 3.000 suppressions de postes) et de Poissy (Yvelines, 700), bien plus tôt de
Rennes (Ille-et-Vilaine, 1.400). Les syndicats des trois principaux sites de PSA visés
par le plan social avaient sonné la mobilisation générale.

Plusieurs centaines de salariés en colère se sont rassemblés devant le siège du
groupe, avenue de la Grande Armée (Paris XVIe) à deux pas de la Porte Maillot,
aux cris de "On ne lâche
rien". 
Entre les coups de corne de brume et les lâchers de fumigènes, la sono diffuse Travailler encore  de Bernard Lavilliers.  

"Ce plan est inacceptable et injustifié. L'attaque de PSA contre l'emploi concerne tous les sites du groupe [...] Il faut voir ce que PSA a fait de l'argent gagné en 2011 et s'il devait y avoir des mesures de prises, ce n'est pas aux salariés du groupe de payer la note", tempête un délégué CGT, Jean-Pierre Mercier. Du côté de la CFE-CGC de Poissy, on insiste sur le sort des sites : "Nous
allons demander une expertise comptable pour obliger la direction à revenir sur
le processus",
explique le délégué Fabrice Peufly. Les conclusions devraient être connues à l'automne —  ce qui permet aux syndicats de gagner du temps pour organiser la contre-attaque — mais la direction n'est pas obligée d'en tenir compte.

Pendant ce temps, à l'intérieur de
l'imposant bâtiment à l'effigie du Lion, la direction du groupe détaille aux
élus du CCE l'état financier de l'entreprise, et les mesures sociales qui accompagneront le plan de restructuration.
En début de semaine, Philippe Varin, le patron de PSA, a promis qu'il n'y
aurait aucun licenciement sec
, que chaque salarié concerné se verrait proposer
une mesure de reclassement. Il s'est également engagé à tout faire pour la
réindustrialisation de l'usine d'Aulnay qui doit fermer en 2014.

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