"Il faut un exploit pour sauver" l'usine "et on espère le réaliser" assure Philippe Poutou

Plusieurs centaines de salariés de Ford Blanquefort ont manifesté dans les rues de Bordeaux, samedi 22 septembre.
Plusieurs centaines de salariés de Ford Blanquefort ont manifesté dans les rues de Bordeaux, samedi 22 septembre. (MEHDI FEDOUACH / AFP)

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi à Bordeaux, alors que l'usine Ford de Blanquefort, qui emploie 847 salariés, doit fermer.

"Il faut un exploit pour sauver" l'usine Ford de Blanquefort "et on espère le réaliser", a déclaré samedi 22 septembre sur franceinfo Philippe Poutou, délégué CGT du site et porte-parole du NPA, après la manifestation qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes à Bordeaux, contre la fermeture de l'usine qui emploie 847 salariés.

"Il y a beaucoup de résignation, il y a beaucoup de collègues qui n'y croient pas, qui ne manifestent pas, qui ont peur de l'avenir, qui sont paralysés, mais on est quand même quelques-uns à mener la bataille", a souligné Philippe Poutou. "On a un boulot, on veut le garder, on sait que ce n'est pas en traversant la rue qu'on en aura", ajoute le délégué CGT, déterminé à "batailler".

"Ford s'est gavé d'argent public"

"Notre objectif, c'est de bousculer le gouvernement, bousculer les pouvoirs publics pour qu'ils agissent et mettre la pression sur Ford parce que c'est inadmissible de fermer une usine quand on fait des milliards de bénéfices et quand on a de l'argent public comme ils en ont eu", explique-t-il, accusant les dirigeants de Ford de s'être "gavés d'argent public" "pour finalement fermer l'usine".

Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie, a appelé vendredi Ford "à prendre ses responsabilités" et a dit vouloir "qu'à la fin du mois d'octobre, les salariés de Ford à Blanquefort soient fixés sur leur sort". "On n'a pas a priori confiance dans le gouvernement, on n'a pas non plus confiance dans Ford", répond Philippe Poutou, "par contre on se dit que si on bataille, si on fait du bruit, si on se mobilise et qu'on ne lâche pas, on peut pousser ces gens-là à agir et à changer la donne".

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