Saccages, séquestrations de dirigeants : les sanctions judiciaires se durcissent

FRANCE 2

Sur le plateau de France 2, Jean-Paul Chapel revient sur la condamnation de huit anciens salariés de Goodyear et sur les précédentes décisions judiciaires dans des cas similaires.

Huit anciens salariés de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord (Somme) ont été condamnés à neuf mois de prison ferme pour avoir séquestré deux cadres en 2013. Selon Jean-Paul Chapel, les sanctions judiciaires sont plus sévères désormais dans les affaires de violences en entreprise.

"Jusqu'à présent, les sanctions étaient rares" dans les cas de séquestration, explique le journaliste de France 2. En 1997, deux salariés d'une entreprise de chaussures écopent de deux mois de prison avec sursis. En 2010, à La Poste, une dizaine de postiers - dont Olivier Besancenot - sont relaxés ; seuls deux d'entre eux sont condamnés à 1 500 euros d'amende avec sursis. Avec la crise, en 2009, les séquestrations se sont multipliées (Caterpillar, Molex, 3M...), avec toujours une relaxe à la fin.

Quelle sanction pour les salariés d'Air France ?

"Quand il y a saccage, la peine n'est guère plus lourde. Quand les salariés de l'usine Continental s'en prennent à la sous-préfecture de Compiègne, ils sont condamnés à 1 280 euros de dommages et intérêts", poursuit Jean-Paul Chapel. La condamnation des ex-Goodyear marque donc un durcissement. Reste un cas emblématique qui sera jugé le 27 mai : celui de la chemise arrachée du DRH d'Air France en octobre dernier. Cinq salariés sont poursuivis pour violences en réunion.

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