Goodyear : prison ferme pour huit salariés qui avaient séquestré deux cadres de l'usine

FRANCE 3

Des peines de prison ferme ont été prononcées ce mardi 12 janvier à l'encontre de huit anciens salariés de l'usine Goodyear. Retour sur les faits.

Ils ne s'y attendaient pas et pourtant, huit ex-salariés de l'usine Goodyear à Amiens (Somme) ont été condamnés à neuf mois de prison ferme pour avoir séquestré 30 heures durant deux cadres dirigeants de leur entreprise en 2014. De mémoire de syndicalistes, c'est du jamais-vu. "On est tous abasourdis et on va lutter, on va mobiliser un maximum de personnes dans toute la France pour que cette peine soit modifiée en appel", réagit Évelyne Becker, élue CGT au CCE Goodyear.

1 143 emplois supprimés

Il y a tout juste deux ans, apprenant que leur usine allait fermer, des salariés de Goodyear séquestrent sans violence leur DRH et leur directeur de production. 1 143 emplois ont finalement été supprimés après sept ans de conflit. À l'époque, le patron américain du groupe Titan, potentiel repreneur, dénonce la brutalité des salariés français. En France, pour les séquestrations inférieures à sept jours, le Code pénal prévoit des peines de cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende. Des sanctions jusqu'ici théoriques pour ce qui concerne des actions syndicales.

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