François Hollande en visite chez les ex-Fralib

Les anciens employés de Fralib fêtent l\'accord de fin de conflit conclu avec Unilever, le 27 mai 2014 à Gémenos (Bouches-du-Rhône).
Les anciens employés de Fralib fêtent l'accord de fin de conflit conclu avec Unilever, le 27 mai 2014 à Gémenos (Bouches-du-Rhône). (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Après son discours sur le climat à Marseille, le chef de l'Etat dévoilera le nouveau logo de la coopérative, qui porte désormais le nom de Scop-Ti.

La visite, indique France Info, promet d'être "très politique". François Hollande rendra visite jeudi 4 juin aux ex-Fralib à Gémenos (Bouches-du-Rhône) après avoir présidé, quelques minutes plus tôt, la réunion de la Med COP à Marseille pour traiter de l'enjeu climatique. Le chef de l'Etat va dévoiler le nouveau logo de la coopérative qui porte désormais le nom de Scop-TI (comme "thé et infusion"). Il visitera ensuite l'usine puis participera à une signature d'accords.

François Hollande était allé à Gémenos pendant la campagne des primaires présidentielles le 22 août 2011. En février 2012, il avait participé à un meeting de soutien aux Fralib à Paris, avant de les recevoir à l'Elysée au début de son mandat, le 31 août 2012. Les salariés provençaux étaient alors engagés dans un bras de fer avec le groupe anglo-néerlandais Unilever, qui avait annoncé la fermeture du site pour transférer la production des thés Lipton et des infusions de l'Eléphant à l'étranger.

"Un clin d'œil à la France qui gagne"

En mai 2014, devenus des symboles de la lutte contre les délocalisations, les Fralib avaient arraché à Unilever un accord de fin de conflit, d'un montant total de 19,26 millions d'euros, pour pouvoir monter leur projet de coopérative.

Le chef de l'Etat a cette fois été invité par les ex-Fralib qu'il avait rencontrés lors de sa récente visite à Carcassonne, au cours de laquelle il s'était également entretenu avec les salariés d'une autre entreprise reconvertie en coopérative. D'après France Info, ce sera l'occasion de faire "un clin d’œil à cette gauche qu’il espère reconquérir". François Hollande y verrait l'occasion de louer "cette France qui gagne, antidote à la crise, dont [il] fait la promotion depuis le début du printemps".

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