Ford : 850 emplois supprimés à l'usine de Blanquefort

FRANCE 3

Ford a écarté jeudi 13 décembre l'offre de reprise faite par le groupe belge Punch. C'était l'unique espoir de sauver une partie des 850 emplois du site. Un plan social devrait intervenir l'été prochain.

Impossible de trouver les mots. Ce représentant syndical ne parvient pas à annoncer la nouvelle aux salariés : Ford refuse l'unique offre de reprise de leur usine de Blanquefort (Gironde), près de Bordeaux. Le site va donc fermer. Il y avait pourtant un repreneur. Un industriel franco-belge, Punch, prêt à sauver 400 des 850 emplois du site. Pour Philippe Poutou, ancien candidat à l'élection présidentielle, lui aussi salarié, Ford n'a pas joué le jeu.

Bruno Le Maire dénonce une "trahison"

En février dernier, Ford avait annoncé arrêter tout investissement. L'offre de reprise était le dernier espoir des salariés. Dans l'après-midi du jeudi 13 décembre, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, s'est exprimé avec colère. "Je veux dénoncer la trahison de Ford vis-à-vis des plus de 800 salariés du site de Blanquefort (...) parce qu'ils avaient accepté de réduire leurs salaires, de réduire leurs RTT, de faire des efforts considérables pour garantir la reprise", a-t-il grondé. L'usine Ford de Blanquefort pourrait fermer dès la fin du mois d'août 2019.

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