Les salariés de Florange bloquent les expéditions de l'usine

Edouard Martin, responsable CFDT, sur le site de Florange (Moselle) le 20 février 2012.
Edouard Martin, responsable CFDT, sur le site de Florange (Moselle) le 20 février 2012. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)

Ils entendent faire pression sur la direction et obtenir le redémarrage des hauts-fourneaux, à l'arrêt depuis octobre.

Les salariés de Florange (Moselle) passent à la vitesse supérieure. Entre 200 et 300 métallurgistes de l'usine ArcelorMittal ont bloqué jeudi 23 février la sortie des expéditions du site. Objectif : faire pression sur la direction, alors que s'ouvre à La Plaine-Saint-Denis, au siège français du groupe, un comité central d'entreprise sur l'avenir du site. 

Les protestataires, qui veulent obtenir le redémarrage des hauts-fourneaux, à l'arrêt depuis octobre, se sont installés à la sortie d'où partent les produits finis de l'usine, principalement des bobines de tôle pour l'industrie automobile.  

"Le cauchemar du gouvernement"

"Nous avons décidé de frapper Mittal là où ça fait mal : le portefeuille", a déclaré le responsable CFDT Edouard Martin, en annonçant "un blocage d'une durée illimitée". "Nous allons nous constituer un trésor de guerre, un butin du fruit de notre travail", a-t-il ajouté.

ArcelorMittal Florange livre ses produits finis aux constructeurs automobiles PeugeotVolkswagen, MercedesAudi et Toyota. Cette action "coup de poing" est la première menée par l'intersyndicale CGT/CFDT/FO/CFE-CGC, après l'occupation de la direction lundi. Elle a promis qu'elle serait "le cauchemar du gouvernement", jusqu'au 6 mai, date du second tour de l'élection présidentielle.

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