Fermeture de l'usine de Ford Blanquefort : "Nous on va continuer la bataille", assure Philippe Poutou

Philippe Poutou devant l\'usine Ford Blanquefort le 11 décembre 2018.
Philippe Poutou devant l'usine Ford Blanquefort le 11 décembre 2018. (ALEXANDRE BARLOT/RADIOFRANCE)

Le porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste, qui est par ailleurs délégué syndical dans cette usine, estime que "l'État a les moyens de mettre la pression sur Ford".

Le gouvernement a entériné lundi 25 février la fermeture de l'usine Ford de Blanquefort, près de Bordeaux, après le refus par le constructeur américain de la dernière offre de reprise de ce site qui compte 800 salariés. "Nous, on va continuer la bataille", a affirmé sur franceinfo Philippe Poutou, ouvrier à Ford Blanquefort, ex-candidat à l'élection présidentielle et porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA).

"On est en colère contre Ford et sa logique de profit poussée à l'extrême. Ce qui est désolant, aussi, c'est cet État qui se retrouve sans moyen de contraindre une multinationale comme Ford. Comment ce genre de situation peut durer ?", s'est-il interrogé.

L'offre de Punch Powerglide a été présentée comme "crédible" par le gouvernement. "Donc, on suppose qu'ils avaient des arguments, mais il y a des possibilités. Maintenant, il faut trouver les outils pour contraindre Ford à vendre son usine. Nous, on va continuer la bataille parce que l'État a les moyens de mettre la pression sur Ford . Il faut que l'État prenne des mesures radicales et le contrôle sur tout ça." Philippe Poutou insiste sur l'urgence de la situation. "Il faut des mesures politiques qui permettent de sauver l'emploi, de préserver l'activité un peu partout et de permettre aux régions de vivre."

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