Blanquefort : Ford, et après ?

FRANCE 3

L'administration devrait valider le plan social de Ford, où 850 ouvriers vont se retrouver sans emploi. La question de l'après, pour les salariés comme pour le site, se pose désormais.

Après dix ans de bras de fer, Ford espère en finir avec son usine de Blanquefort (Gironde). L'administration devrait valider le plan social de l'entreprise. Au total, ce sont donc 870 salariés qui voient leur situation menacée. 320 devraient pouvoir bénéficier d'un départ à la retraite anticipé, alors que 20 seront reclassés. Pour les 530 autres, c'est un licenciement qui se profile. Une enveloppe de 165 millions d'euros est déjà prévue pour couvrir ce plan social et financer notamment des indemnités de licenciement supérieures aux minimas légaux.

L'État réclame 20 millions d'euros pour la réindustrialisation du site

Pour les syndicats, malgré tout, c'est loin d'être assez. "Quand on a dans les 50 ans, parce que c'est la moyenne d'âge de l'usine, on sait que derrière, du boulot, il y a très peu de chances qu'on en ait", souligne Philippe Poutou, secrétaire syndical CGT Ford-Blanquefort. Ford devra aussi payer la dépollution du site, alors que l'État demande au groupe de financer également sa réindustrialisation à hauteur de 20 millions d'euros.

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