Auchan annonce la vente de 21 magasins en France, plus de 700 emplois potentiellement menacés

Un centre commercial Auchan à Calais (Pas-de-Calais), le 5 mars 2019.
Un centre commercial Auchan à Calais (Pas-de-Calais), le 5 mars 2019. (MAXPPP)

Le groupe nordiste de distribution précise que si ces sites ne trouvaient pas preneur, "un plan de sauvegarde de l'emploi sera donc ouvert".

La CFDT a immédiatement dénoncé un potentiel plan de sauvegarde de l'emploi "qui intervient après des années d'errances stratégiques". Auchan France, engagé dans un vaste plan de réformes destiné à réduire ses pertes financières, a annoncé mardi 30 avril à ses partenaires sociaux la prochaine mise en vente de 21 sites "sans perspective réaliste de retour à la rentabilité".

Le groupe nordiste de distribution précise que si ces sites ne trouvaient pas preneur, "un plan de sauvegarde de l'emploi sera donc ouvert". Cette mise en vente concernera potentiellement 723 salariés, selon la CFDT. Dans un communiqué, le syndicat s'est dit "scandalisé".

Treize supermarchés concernés

Selon les informations des Echos, l'hypermarché de Villetaneuse (Seine-Saint-Denis), qui emploie 188 personnes, est concerné par cette vente. Tout comme les supermarchés de Faulquemont (Moselle), Tours (Indre-et-Loire), Esvres (Indre-et-Loire), Roanne (Loire), Marquette-lez-Lille (Nord), Arras (Pas-de-Calais), Perpignan (Pyrénées-Orientales), Mulhouse (Haut-Rhin), Rouen (Seine-Maritime), Albert (Somme), Athis-Mons (Essonne), Chevilly-Larue (Val-de-Marne) et Saint-Ouen-L'Aumone (Val-d'Oise).

Dans son communiqué, la CFDT juge cette mise en vente "d'autant plus inacceptable (...) qu'Auchan et le groupe Mulliez ont perçu au titre du CICE [crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi] 500 millions d'euros". Le syndicat revendique une "reconnaissance sociale et économique", qui permettrait des reclassements entre les enseignes du groupe Mulliez, telles que Leroy Merlin, Kiabi ou Flunch.

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