Les salles de sport et les clubs amateurs ne voient toujours pas le bout du tunnel

Si la France s’engage dans la voie d’un timide déconfinement, de nombreux secteurs restent encore sur le carreau à l’exemple de salles de sports et des disciplines indoor. Professionnels ou clubs amateurs sont très anxieux.

Les sports en intérieur restent à bout de souffle. Si la pratique sportive en extérieur va pouvoir reprendre, l’attente est prolongée pour les activités qui se pratiquent en gymnase ou dans une salle. Un nouveau coup dur pour de nombreux clubs et associations. Privés de ressources et de pratiquants, la question de leur survie se pose. 

"On arrive à 53% de budget en moins. C’est-à-dire que sur une association comme la nôtre qui a un budget de 35 000 euros de recettes, on va être à 15-16 000 en fin d’année", avance Didier Gérard, président de l’amical des pongistes de Ouistreham (Calvados).

Les aides de l'État ne suffisent pas

Du côté des salles de sport, l’inquiétude est tout aussi forte. Les entreprises tentent de survivre grâce aux aides de l’État. Elles bénéficient notamment du dispositif d’activité partielle et d’un fonds de solidarité pouvant monter jusqu’à 10 000 euros chaque mois.

Mais avec l’annonce de la prolongation de la suspension de leurs activités, certains responsables pensent ne pas pouvoir résister longtemps. "On essaie de tenir le coup, mais c’est plus difficile. On essaie de profiter des aides, mais certaines boîtes, comme les autres petits commerces, on ne sait pas si on peut tenir parce qu’on a des charges à payer et il y a de moins en moins de clients", confie Christophe Nevoral, propriétaire d’une structure dédiée au fitness à Aubanas (Ardèche).

La pratique du sport en intérieur pourrait être de nouveau autorisée le 20 janvier, en fonction de l’évolution de la crise sanitaire.

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