Généralisation du "doggy bag" dans les restaurants : une recette anti-gaspi difficile à avaler pour certains clients

Une restauratrice strsabourgeoise prépare un \"doggy bag\" qui bénéficie d\'un emballage spécifique pratique et attractif.
Une restauratrice strsabourgeoise prépare un "doggy bag" qui bénéficie d'un emballage spécifique pratique et attractif. (MAXPPP)

À partir du 1er juillet 2021, les restaurants auront l'obligation de mettre à disposition de leurs clients des boîtes pour emporter les restes de leurs repas. Franceinfo est allé à la rencontre des clients et restaurateurs.

Proposer un "doggy bag" aux clients qui ne terminent pas leurs assiettes sera bientôt une obligation pour les restaurateurs. Les députés votent mercredi 30 mai un amendement à la loi Agriculture et alimentation. À partir du 1er juillet 2021, les restaurants seront obligés de mettre à disposition de leurs clients des boîtes pour emporter les restes de leurs repas.

"La honte" pour les uns, l'envie de "ne pas gâcher" pour les autres

Mais sortir d'un restaurant avec les restes de son assiette dans une boîte n'est pas toujours du goût des clients. Pour certains, clairement, "ça la fout mal". "J'aurais honte", explique un autre client. D'autres sont plus nuancés : "J’ai un avis partagé : ça n’est pas dans nos us... Mais pourquoi pas ?"  Et puis, il ya ceux qui, déjà, n'hésitent pas à demander à emporter la fin de leur repas. "Je le fais régulièrement, explique un jeune client. Cela dépend de ce qu’il y a dans l’assiette, si cela peut constituer un repas… En général, on a toujours eu des réactions positives des restaurateurs qui acceptaient de le faire", poursuit-il. "Ce serait bête de gâcher de la nourriture si on ne la finit pas. On a payé pour !" renchérit un autre.

Une question d'hygiène 

Même s'il ne propose pas spontanément de "doggy bag" à ses clients, Sébastien, gérant d'un restaurant dans le 15e arrondissement de Paris, a toujours à disposition des boîtes en plastique. Il redoute cependant qu'une généralisation pose des problèmes d'hygiène. "En été, certains clients, à l’occasion de Roland Garros, sont pressés parce qu’ils vont voir un match, indique le restaurateur. S’il faut leur mettre leur steak dans une boîte qui va rester en plein soleil toute la journée, j’espère qu’on ne sera pas tenus pour responsables s’il y a quoique ce soit !"

Proposer ces "doggy bags" devrait en tout cas permettre d'éviter de gaspiller. Chaque année, en moyenne, 21 kilos de nourriture par personne finissent dans la poubelle des restaurants.

Le reportage de Sarah Cozzolino.
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