Contrats courts : un malus ciblé pour empêcher les abus

FRANCE 2

Le Premier ministre a annoncé la mise en place d'un bonus-malus sur les contrats courts. La restauration, l'audiovisuel ou encore l'hôtellerie sont les secteurs d'activité ciblés. Les mauvais élèves paieront plus de cotisations d'assurance chômage.

Trois mois de CDD dans un hôtel, un mois chez un traiteur ou quelques heures à domicile... Les secteurs particulièrement friands de ces contrats courts vont être visés par un malus en cas d'abus. Le restaurateur Alain Fontaine emploie cinq à six extras par an. Ouvert toute l'année, avec ce malus, il risque de devoir fermer quelques jours. Cinq à dix secteurs pourraient se voir appliqués un malus, soit une augmentation des cotisations chômage en fonction du nombre de contrats courts utilisés.

Les CDD d'usage ne seront pas concernés

Dans le viseur du gouvernement, les principaux pourvoyeurs de contrats précaires : bâtiment, habillement ou encore restauration. Pour le patronat, cette mesure risque de limiter les capacités d'embauche des entreprises. Insuffisant pour les syndicats, qui auraient voulu que tous les secteurs soient concernés. Les CDD d'usage, quant à eux renouvelables à l'infini, devraient être taxés, peu importe le secteur d'activité.

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