Airbnb propose d'instaurer une limite de 120 nuitées par an à Paris

Dans les locaux d\'Airbnb à Paris, le 21 avril 2015. 
Dans les locaux d'Airbnb à Paris, le 21 avril 2015.  (MARTIN BUREAU / AFP)

C'est ce qu'annonce le directeur en France de la plate-forme de location de logements entre particuliers, critiquée pour concurrence déloyale par les acteurs du tourisme, dans une interview au "Parisien" publiée mardi.

Airbnb veut jouer au bon élève. La plateforme de location de logements entre particuliers, critiquée pour concurrence déloyale par les acteurs du tourisme, propose d'instaurer une limite de 120 nuitées par an à Paris, annonce son directeur en France dans une interview au Parisien, publiée mardi 28 février. "Nous voulons installer sur notre plateforme une limite automatique de 120 nuitées (le maximum légal) pour les 50 000 hôtes parisiens", souligne Emmanuel Marill dans les colonnes du quotidien.

"S'ils ont des autorisations pour louer davantage - parce que ce sont des professionnels, qu'ils sont mutés pendant six mois, qu'ils ont un bail touristique... -, ils pourront décocher sur l'honneur cette limite automatique", ajoute-t-il. En cas de dépassement, Airbnb pourrait transmettre à la mairie de Paris les contacts des contrevenants "afin d'affiner les recherches de fraudes".

Trente-trois nuitées en moyenne par an à Paris

"La balle est dans le camp de la ville de Paris, ajoute Emmanuel Marill. Nous discutons depuis des semaines. En cas d'accord, il nous faudra environ trois mois pour démarrer."

Sollicitée par Le Parisien, la mairie de Paris ne se dit pas enthousiasmée par la proposition d'Airbnb. Selon Ian Brossat, l'adjoint (PCF) au logement, 20 000 logements, qui hébergeaient autrefois des Parisiens, ont aujourd'hui été transformés en meublés touristiques. 

Créée en 2008 à San Francisco, la plateforme américaine a accueilli 5 millions de personnes en 2015 en France. A l'heure actuelle, un hôte loue, en moyenne, 33 nuitées par an à Paris. Sous la pression des hôteliers et des communes, Airbnb a commencé à collecter la taxe de séjour à Paris en 2015 et a élargi, l'été dernier, sa collecte à 19 grandes villes. Le site vise la couverture de l'ensemble du territoire d'ici à la fin 2017.

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