L'association des Sauveteurs en mer fête ses 50 ans et continue d'attirer de nombreux jeunes

Les sauveteurs de la SNSM ci-contre à Port Camargue. Image d\'illustration.
Les sauveteurs de la SNSM ci-contre à Port Camargue. Image d'illustration. (MAXPPP)

La SNSM, "Grande cause nationale pour l’année 2017", est née il y a 50 ans. Des centaines de jeunes suivent ses formations chaque année pour apprendre à sauver des vies sur les plages de France. 

Pour ces jeunes stagiaires, être nageur-sauveteur en mer n'est pas un métier mais une vocation. Ils rêvent de faire partie de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) qui fête ses 50 ans cette année. Pour y arriver, ils ont suivi une formation, qui comprend notamment des diplômes de secouristes et qui se termine par une semaine de stage sur la plage de la Couronne, près de Martigues, dans les Bouches-du-Rhône.

En ce mois d'avril, la plage est balayée par un fort mistral. Au coup de sifflet du formateur, les 19 jeunes d'une vingtaine d'années, vêtus de combinaisons orange et noir, se précipitent dans l'eau glacée. C'est la partie la plus difficile de ce stage très physique, ils apprennent in situ à sauver des vies. "Tête dans l'eau, allez !", crie un formateur. "Là, ils sortent une victime de l'eau. L'idée est de la porter le plus efficacement possible pour que les sauveteurs ne fatiguent pas, explique-t-il. Il y a parfois de grandes distances à parcourir, notamment en Normandie où vous avez des plages avec de grandes marées". Il faut également que la victime - jouée ce jour-là par un formateur - soit "manipulée avec délicatesse", précise le formateur.

Travailler pour "une cause honorable"

L'association des Sauveteurs en mer porte secours à près de 8 000 personnes par an et vient de recevoir le label "Grande cause nationale pour l’année 2017". Ses bénévoles ont deux missions : le sauvetage en mer et la surveillance des plages qu’ils assurent à 50% avec les CRS et les pompiers. Au total, chaque été, 1 500 personnes sont déployées sur les plages françaises. 

Les stages, comme celui organisé sur la plage de la Couronne, sont très complets et "valorisants", assure Patrick Cuillère, le directeur du centre de formation. "Ils vont acquérir des diplômes, des compétences et ils pourront être employés pendant l'été pour une cause honorable, poursuit-il. Ils vont assurer une mission de service public sur les plages". 

Pendant la semaine, ces jeunes volontaires vont apprendre à travailler sans moyen de sauvetage mais aussi avec des rescue tube ou des filins (un bout en coton ou en nylon) pour récupérer quelqu'un dans l'eau. Ils apprennent également à piloter toutes les embarcations de sauvetage, à y faire monter une victime et à prodiguer les gestes de premiers secours à bord.

Être sauveteur en mer, c'est être "polyvalent"

Le stage se poursuit. "Allez, on y va, on y va, on y va !", hurle le formateur qui entraîne les futurs sauveteurs à un exercice au zodiaque. "C'est compliqué, surtout que la personne est lourde", indique l'un d'eux à bout de souffle. "Quand une personne a un plus grand gabarit que soi-même, il faut vraiment puiser sur les ressources, réagit une jeune femme. Le manque de force me fait assez peur mais avec ce stage, on nous apprend justement à ne pas avoir peur de ça". Même un géant, "on peut le sortir de l'eau. On doit !", conclut-elle.

Enfin, "l'atelier pilotage" les emmène au large pour récupérer une victime. "Il y a un équipier et un pilote et ils font des arrivées et des départs de la plage, explique le formateur. Il faut être polyvalent, savoir naviguer, sauver les gens, surveiller la plage et rendre service à tout le monde". La SNSM est financée à plus de 80% sur des fonds privés c'est-à-dire la générosité du public, les legs ou encore le mécénat. 

Un stage avec les sauveteurs en mer de la SNSM : le reportage d'Isabelle Dor pour franceinfo
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