Vols sans effraction : comment réagir et comment obtenir une indemnisation ?

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FRANCE 2

Les vols sans effraction sont en augmentation. On en compte 300 000 chaque année en France. Sur le plateau, la journaliste Lilya Melkonian nous aiguille sur la marche à suivre si vous êtes victime d'un cambriolage sans effraction.

Quels sont les premiers conseils à suivre quand on est victime d'un vol sans effraction ? Selon la journaliste Lilya Melkonian, présente sur le plateau de France2, il faut "commencer par bien regarder votre contrat d'assurance. Attention : il faut lire entre les lignes. Si le vol sans effraction est prévu, il n'y a pas de problème. Sinon, c'est un peu plus compliqué. Certaines assurances garantissent le vol avec introduction clandestine, c'est-à-dire de manière invisible, sans effraction ni trace. N'hésitez pas à bien lire votre contrat", indique-t-elle. "Ensuite, examinez toutes les pièces de la maison à la recherche d'indices qui pourront être utilisés comme des preuves du cambriolage. Traces, empreintes suspectes, éraflures sur une fenêtre ou sur une porte : prenez une photo de tous ces éléments pour les montrer à la police", ajoute la journaliste.

Une récente décision de justice fait jurisprudence

Quels sont les recours possibles si l'assureur refuse d'indemniser ? "On peut avoir recours à un médiateur ou un avocat spécialisé qui va intervenir entre vous et votre assurance si vous vous estimez lésé. Ils étudieront le dossier et tenteront une indemnisation même partielle de certains objets", détaille Lilya Melkonian. D'ailleurs, une récente décision de justice pourrait faire jurisprudence dans ce genre d'affaires. "Dans une affaire de vol de voiture, la cour d'appel de Versailles (Yvelines) a estimé que "l'absence d'effraction ne doit pas empêcher l'indemnisation. La victime n'est pas détective, elle n'est donc pas toujours capable d'enquêter pour prouver le vol", conclut-elle.

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