Violences conjugales : des plaintes déposées contre l'État pour défaillance

FRANCE 2

Une femme de 47 ans est morte lundi 27 mai près de Lille (Hauts-de-France), vraisemblablement tuée par son ex-mari qui l'avait kidnappée. Depuis le début de l'année, 60 femmes ont péri sous les coups de leur mari ou de leur ex-conjoint. 

Elle ne sait plus vers qui se tourner. Une mère de quatre enfants se dit abandonnée par la police et la justice. À trois reprises, elle a déposé plainte contre son ex-compagnon. Des plaintes parfois accompagnées de certificats médicaux qui parlent de coups, d'insultes à répétition et de menaces de mort. "Il m'a dit que des salopes comme moi ne méritaient pas d'exister, qu'il m'avait bien détruite jusqu'à présent et qu'un jour, il me tuerait. Il m'a regardée dans les yeux puis il m'a donné un coup de poing, au niveau de l'oeil. J'ai eu très mal et j'ai pris la fuite", peut-on lire sur le certificat. 

Deux plaintes classées sans suite 

Elle s'est rendue à la gendarmerie à plusieurs reprises. Deux plaintes ont été classées sans suite. Une troisième est en cours d'examen, déposée dans une autre gendarmerie. "À mon sens, je n'ai pas du tout été entendue. Et je ne pense pas que ce genre de plaintes pour des faits aussi graves devraient aboutir à des classements sans suite", explique-t-elle. Des appels à l'aide qui finissent parfois en drame. La soeur d'une victime a décidé de porter plainte contre l'État pour défaillance grave des services judiciaires et policiers. Pour l'heure, une seule famille a réussi à faire condamner l'État pour des faits similaires. 

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