VIDEO. Loi "anti-casseurs" : "Il y a une volonté de réduire les libertés publiques", affirme l'eurodéputé Nicolas Bay (RN)

France 2

Invité des "4 Vérités" de France 2, Nicolas Bay, député européen du Rassemblement national, revient sur le Brexit, la loi "anti-casseurs" et sur le retour éventuel de jihadistes français de Syrie.

Le Brexit tourne à l'impasse politique au Royaume-Uni, où les députés britanniques ont décidé de soutenir le gouvernement pour renégocier avec Bruxelles alors que le 23 mars approche. "Il faut poursuivre les négociations, il faut respecter le choix du peuple britannique. Au Rassemblement national on n'y était pas spécialement favorable ou défavorable, la question n'est pas là. Les Britanniques ont fait le choix, démocratique et souverain, de quitter l'Union européenne", indique Nicolas Bay, député européen au Rassemblement national, sur le plateau des "4 Vérités" de France 2.

L'élu assure que la renégociation devrait se faire "avec un texte qui permette un vrai partenariat économique, mais qui permette une sortie rapide et effective de la Grande-Bretagne de l'Union européenne". 

La loi "anti-casseurs" "prise dans la panique"

La loi "anti-casseurs" a été votée dans la nuit du mercredi au jeudi 31 janvier. La loi doit notamment permettre aux préfets d'interdire à un individu de manifester. "Le Rassemblement national n'y est pas favorable. C'est une loi qui a été prise dans la panique et dans la précipitation totale. On voit bien qu'il y a une volonté derrière tout cela de réduire les libertés publiques, de réduire en l'occurrence la liberté de manifestation", assure Nicolas Bay. Cette nuit, les députés du Rassemblement national ont voté contre les orientations du texte, précise le député européen qui se dit favorable au délit de dissimulation du visage.

Le gouvernement est confronté au dossier du retour de jihadistes français de Syrie. 150 d'entre eux pourraient être rapatriés. "On a des jihadistes, des gens qui ont commis des atrocités, des abominations, qui sont des terroristes, parce qu'ils ont la nationalité française on voudrait absolument les récupérer", tonne Nicolas Bay, qui affirme : "On n'a qu'à les remettre aux autorités judiciaires de Syrie et d'Irak, où ils auront à répondre des crimes et des exactions qu'ils ont commis dans ces pays".

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