VIDEO. Gilets jaunes : Policiers et manifestants sont-ils jugés d'égal à égal ?

BRUT

Les avocats Laurent-Franck Liénard et Arié Alimi donnent leur point de vue à ce sujet.

Matraques, lanceurs de balles, gaz lacrymogène… Les violences policières ont fait parler d'elles. Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, au moins 290 plaintes ont été déposées à l'encontre des forces de l'ordre mais aucun policier n'a été condamné par la justice. Arié Alimi est l'avocat d'une dizaine de victimes ayant porté plainte et pour lui, gilets jaunes et policiers ne sont pas jugés sur un même pied d'égalité. Il rappelle qu'un manifestant qui aurait commis des violences sera "poursuivi en comparution immédiate au bout de 48h" alors que les enquêtes concernant les policiers n'ont toujours pas abouti après plusieurs mois d'investigation. 

Des délais usuels ? 

Et si cette "double vitesse" dans le traitement des dossiers était légitime ? Laurent-Franck Liénard, avocat spécialisé dans la défense de policiers, explique que condamner un policier prend plus de temps que de condamner un manifestant. En effet, selon lui, un casseur pris en flagrant délit est un cas "évident" et donc "facile à traiter". Quant aux forces de l'ordre, l'enquête est plus complexe puisqu'il faut discerner les actes qui sont légitimes dans l'exercice de leurs fonctions et ceux qui ne le sont pas.

Actuellement, 220 enquêtes ont été confiées à l'IGPN, aussi appelée "la police des polices". 

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