Prisons : le projet d'accord issu des négociations est une "trahison", dénonce Force ouvrière

Manifestation devant la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) le 16 janvier 2018.
Manifestation devant la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) le 16 janvier 2018. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

Force ouvrière s'est opposé samedi au projet d'accord entre les syndicats majoritaires des surveillants de prisons et le ministère de la Justice pour mettre au fin au conflit.

"On n'avait jamais vu pareille trahison d'organisations syndicales envers les personnels qu'elles sont censées représenter", a réagi samedi 20 janvier sur franceinfo Emmanuel Baudin, secrétaire général de FO-Pénitentiaire, au lendemain de la signature d'un projet d'accord entre l'Ufap-Unsa (majoritaire), la CGT-Pénitentiaire et la chancellerie, après plusieurs jours de négociations.

Ce texte, qui doit être soumis aux adhérents, prévoit notamment la création de 1 100 emplois de surveillants sur quatre ans et un régime de détention "défini" pour les détenus "radicalisés et violents".

Appel à la poursuite du mouvement

"Comment peut-on accepter si peu de choses ? Il n'y a rien", a dénoncé Emmanuel Baudin. "1 100 postes ? On n'arrive pas à recruter, cela ne sert à rien. Il faut éviter que les gens quittent l'administration pénitentiaire. Pour cela il n'y a qu'une solution : des salaires en adéquation avec les risques du métier et ce n'est pas le cas aujourd'hui", a expliqué le secrétaire général de FO-Pénitentiaire.

Sur le thème de la sécurité, "il faut s'adapter, dit-il, on gère toujours les détenus comme il y a 20 ans avec un sifflet dans la poche".

Il appelle à la poursuite du mouvement dans les prisons en "déposant les clés". Pour Emmanuel Baudin, "les agents ne vont pas accepter" ce projet d'accord.