La maison d'arrêt d'Osny bloquée pour dénoncer la surpopulation carcérale

Le mur d\'enceinte de la maison d\'arrêt d\'Osny (Val-d\'Oise), le 22 mai 2005.
Le mur d'enceinte de la maison d'arrêt d'Osny (Val-d'Oise), le 22 mai 2005. (MAXPPP)

Des représentants syndicaux des maisons d'arrêt de Villepinte et de Nanterre pointent eux aussi les mêmes problèmes préoccupants.

Détenus entassés, tensions, difficultés de ravitaillement… Une vingtaine d'employés pénitentiaires ont bloqué lundi 4 juillet la maison d'arrêt d'Osny (Val-d'Oise) pour dénoncer la surpopulation carcérale. Les manifestants ont débuté leur action devant les grilles de la prison vers 11h30, avant de se faire déloger peu après 13 heures.

Le délégué régional de Force ouvrière a exposé les conditions de vie dans cet établissement où sont incarcérés "960 détenus pour 582 places" : "Les détenus sont minimum deux, voire trois par cellule. On a mis des matelas au sol. (…) Des détenus arrivants occupent même certaines des cellules du quartier dédié aux détenus radicalisés."

"Avec l'été et les grosses chaleurs, ça va être infernal"

Le secrétaire local Force ouvrière de la maison d'arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis) dénonce lui aussi la surpopulation touchant son établissement : "Nous sommes à 183% de taux d'occupation. Soit 1 100 personnes pour 580 places." Même constat à la maison d'arrêt de Nanterre (Hauts-de-Seine), où le taux d'occupation dépasse les 180%, selon le secrétaire local FO.

"Avec l'été et les grosses chaleurs, ça va être infernal", souligne le secrétaire local FO de la maison d'arrêt de Villepinte. "On a des difficultés à gérer les services généraux : la livraison de nourriture, de cigarettes, les tours de parloirs sont complets", détaille-t-il. "Ça crée des tensions, de la frustration, et celui qui prend, c'est celui qui est devant, c'est nous." Et de conclure : "La situation devient tendue dans toute l'Ile-de-France."