Face à la charge de travail, les juges d'instruction du tribunal de Créteil menacent de libérer des détenus provisoires

La prison de Carcassonne, le 9 juin 2017. (Photo d\'illustration)
La prison de Carcassonne, le 9 juin 2017. (Photo d'illustration) (REMY GABALDA / AFP)

Entre 50 et 100 détenus provisoires pourraient être libérés à la rentrée de septembre.

Les juges d’instruction du tribunal de Créteil (Val-de-Marne) menacent de libérer certains suspects en détention provisoire à partir de la rentrée de septembre, annoncent plusieurs syndicats dont l'USM et le Syndicat de la magistrature dans un communiqué diffusé le 23 juin. Les onze juges d'instruction de Créteil redoutent de perdre un poste, "abandonnés à la pénurie" alors qu’ils se disent "assommés" de travail.

Entre 50 et 100 détenus pourraient être libérés

Si le ministère de la Justice n’allège pas rapidement leur charge de travail, s’il refuse de remplacer un poste vacant, ils envisagent donc de libérer "un nombre conséquent de détenus provisoires", de ne pas les convoquer pendant plusieurs mois, ou bien de demander à être déchargés des fonctions de l'instruction.

Entre 50 et 100 détenus provisoires pourraient ainsi être libérés à la rentrée de septembre. Les juges promettent de ne pas libérer n’importe qui : les détenus provisoires dans de petites affaires de stupéfiants ne comportant pas de victimes, par exemple.

À Créteil, chacun des onze juges en poste doit gérer dans son cabinet plus de 120 dossiers en même temps et une cinquantaine de détenus. La présidence du tribunal de Créteil affirme avoir conscience du problème.

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