Burkini : pour le maire de Londres, "personne ne devrait dicter aux femmes ce qu'elles doivent porter"

Pour le maire de Londres, les femmes ont combattu \"pour choisir ce qu\'elles font de leurs corps et ce qu\'elles veulent porter\"
Pour le maire de Londres, les femmes ont combattu "pour choisir ce qu'elles font de leurs corps et ce qu'elles veulent porter" (MAXPPP)

En visite à Paris jeudi, le maire de Londres, Sadiq Khan, a vivement critiqué l’interdiction du burkini prise dans une trentaine de municipalités en France.

Le Conseil d’Etat rendra sa décision ce vendredi à 15h sur l’arrêté anti-burkini pris par Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes. Au Royaume-Uni, les vêtements religieux ne provoquent pas vraiment de débats et cette polémique française suscite l’incompréhension.

En marge d’une visite à Paris hier, le maire de Londres Sadiq Khan s’est exprimé sur le sujet. "Je suis fier d’être féministe, j’ai pu voir au cours de ces décennies le combat des femmes pour choisir ce qu’elles font de leur corps et ce qu’elles veulent porter", a déclaré le premier maire musulman d'une grande capitale occidentale, avant de critiquer la position de la France.

J’ai conscience que la France est en état d’urgence et j’ai conscience du défi que cela pose à l’autorité française. Mais personne ne devrait dicter aux femmes ce qu'elles doivent porter. C'est aussi simple que celaSadiq Khan, maire de Londres

Manifestation à Londres devant l’ambassade de France

Du sable, des seaux, des pelles et des matelas gonflables. Jeudi à Londres, une trentaine de femmes ont installé une fausse plage devant l’ambassade de France pour protester contre l'interdiction du maillot couvrant sur les plages de l'Hexagone.

Les manifestantes étaient habillées ou en maillot de bain, bikini et burkini. Une femme habillée du maillot couvrant s'est ainsi posée devant les marches de l'ambassade et a commencé à construire un château de sable avec ses deux enfants.

Autour de la famille, des jeunes femmes en maillot dansaient au son de l'accordéon en brandissant des pancartes "l'islamophobie n'est pas la liberté".