Affaire Maëlys : la Cour de cassation rejette deux pourvois, Nordahl Lelandais pourrait être poursuivi pour viol

Les parents de la petite Maëlys lors d\'une marche blanche à Pont-de-Beauvoisin le 27 août 2018
Les parents de la petite Maëlys lors d'une marche blanche à Pont-de-Beauvoisin le 27 août 2018 (NICOLAS LIPONNE / NURPHOTO)

L’avocat de Nordahl Lelandais demandait la nullité des témoignages de personnels pénitentiaires et de l'audition d'un codétenu, à qui l'unique suspect aurait confié avoir agressé sexuellement la petite Maëlys. Il peut encore être poursuivi pour viol.

La Cour de cassation a rejeté, mercredi 17 juin, les deux pourvois formulés par l’avocat de Nordahl Lelandais, l’unique suspect du meurtre de la petite Maëlys dans la nuit du 26 au 27 août 2017, à Pont-de-Beauvoisin, rapporte France Bleu Isère. Déjà poursuivi pour enlèvement et meurtre, Nordahl Lelandais pourra également être poursuivi pour viol, si les juges d’instruction le décident.

Des décisions attendues

Maître Alain Jakubowicz, l’avocat de Nordahl Lelandais, demandait la nullité de témoignages de plusieurs personnels pénitentiaires et d'un codétenu. Des révélations importantes puisque l'ancien maître-chien avait confié à un co-détenu avoir agressé sexuellement Maëlys. Une décision technique, prise en septembre 2019 par le parquet de Grenoble fait référence à ce témoignage accablant. La Cour de cassation demande à ce qu'elle soit finalement conservée, contrairement à ce qu’avait demandé la chambre de l’instruction.

Des poursuites pour viol toujours possibles

Autrement dit, la décision de la Cour de cassation laisse la possibilité de poursuites pour faits de viol, comme le souhaite l'avocat des parents de Maëlys, Maître Rajon. Ce sont les juges d'instruction qui auront le dernier mot.
 
Par ailleurs, la Cour de cassation, plus haute juridiction du pays, rejette la demande de la défense de Nordahl Lelandais sur la nullité de l'expertise psychiatrique. Le document décrit un homme qui "a exercé une emprise prédatrice sur ses victimes". Maître Jakubowicz estimait que cela est une atteinte à la présomption d’innocence.

Vous êtes à nouveau en ligne