Vol de l'écrin en or du cœur d'Anne de Bretagne : une association évoque la possibilité d'une "rançon"

Des enfants contemplent le cœur d’Anne de Bretagne à Nantes (Loire-Atlantique), le 21 mars 2014.
Des enfants contemplent le cœur d’Anne de Bretagne à Nantes (Loire-Atlantique), le 21 mars 2014. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

Après le vol du reliquaire en or fabriqué en 1514 à Nantes (Loire-Atlantique), le comité Anne de Bretagne a dit lundi sur France Bleu Loire Océan espérer que les voleurs ne détruiront pas cet objet d'une grande valeur "patrimoniale et symbolique".

Les policiers n'ont toujours pas retrouvé la trace de l'écrin en or du cœur d’Anne de Bretagne volé dans la nuit de vendredi à samedi au musée Dobrée de Nantes (Loire-Atlantique). Il s'agit d'un reliquaire fabriqué pour accueillir le cœur de la duchesse de Bretagne (1477-1514). Parallèlement à l'enquête, le président du comité Anne de Bretagne, Jacques-Yves Le Touze, a proposé lundi 16 avril sur France Bleu Loire Océan d'être un médiateur confidentiel entre le propriétaire et les voleurs.

La crainte de la transformation en "lingot d'or"

Le but est d'ouvrir "un canal de communication neutre entre ceux qui ont volé le reliquaire et les propriétaires [le département de Loire-Atlantique] en espérant que les voleurs soient des gens qui espèrent recevoir une rançon plutôt que la destruction pure et simple de l'objet pour le transformer en lingot d'or", explique Jacques-Yves Le Touze"On souhaite que la discussion s'ouvre. Ensuite, ce n'est pas à nous de jouer le rôle du conseil départemental de Loire-Atlantique. Il y a peut-être une chance sur cent pour que ça fonctionne", reconnaît-il, tout en espérant "que ces personnes" l'entendent et prennent contact avec le comité (annedebretagne2014@free.fr).

Depuis samedi, d'importants moyens d'enquête sont mobilisés pour retrouver ce reliquaire en or fabriqué en 1514 avec la crainte que soit commis "l'irréparable", c'est à dire la destruction de cet objet d'une grande valeur "patrimoniale et symbolique", pour récupérer une centaine de grammes d'or.