VIDEO. Paris et la province, l'engagement des humoristes… Les propos qui lassent Jérémy Ferrari

BRUT

Il a été découvert par le grand public grâce à l'émission "On n'demande qu'à en rire". Certaines questions agacent l'artiste, il a décidé de les commenter.

Il y a 30 ans, on pouvait rire de tout et plus maintenant… 

"99,9 % des humoristes qui répondent que c'est vrai ne sont pas des humoristes engagés", soutient Jérémy Ferrari. Il rappelle que des artistes tels que Coluche ou Renaud ont été interdits de certaines radios mais se sont battus pour pouvoir s'exprimer. Aujourd'hui, il ne peut admettre que certains aient abandonné cette liberté d'expression pour "un chèque" ou pour ne pas froisser une direction. 

Pourquoi avez-vous choisi l'humour noir ? 

"C'est absurde parce qu'on ne choisit pas son type d'humour", explique Jérémy Ferrari, lassé par cette question. L'artiste précise qu'il n'a pas été encouragé par une "conseillère d'orientation" et qu'il n'a pas acheté son talent dans un "magasin d'humour". 

Est-ce que vous étiez drôle quand vous étiez petit ? 

Le comédien n'a pas passé son adolescence avec un nez rouge et ne jonglait pas sur les tables de son école. "J'étais hyper introverti, hyper timide", assure Jérémy Ferrari avant d'ajouter : "Je n'étais absolument pas drôle." Il s'étonne que tous les journalistes aient "ce fantasme" à propos de tous les humoristes.

Est-ce que c'était difficile de quitter votre province ?

"Ça c'est typiquement des questions de l'intelligentsia parisienne", soulève l'artiste avant de poursuivre : "On comprend qui la pose quand il la pose." Il lui a été difficile de quitter sa famille pour s'installer dans une autre ville mais il dénonce l'opposition qui est faite entre la province et la capitale. "Quitter la province, c'est jamais qu'un train", ironise Jérémy Ferrari.

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