VIDEO. Le cirque Muller accusé de maltraitance envers son hippopotame Jumbo

BRUT

Des associations de défense des animaux se mobilisent devant le cirque pour mettre un terme à cette captivité.

#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

"Le plus gros hippopotame d'Europe", est-il écrit sur les affiches du cirque Muller. Une affirmation qui a de quoi attirer des foules de visiteurs. Pourtant, Jumbo est au cœur d'un conflit qui oppose ses propriétaires et des associations de défense des animaux. Parmi elles, l'ONG One Voice qui a suivi le cirque à travers la France. Les membres de l'organisation affirment que le mammifère est enfermé la majeure partie du temps, qu'il ne dispose pas de suffisamment d'eau et qu'il souffre dans l'obscurité du camion. Les manifestants se mobilisent pour mettre fin à cette captivité, certains d'entre eux tiennent une pancarte sur laquelle est écrit : "Des cirques oui, mais sans animaux". 

Les accusations ont été démenties par Franck Muller, le propriétaire du cirque, qui défend son activité. "Le cirque traditionnel, c'est avec des animaux sauvages, il y a 250 ans qu'il existe. Nous sommes des résistants du métier", explique l'homme de spectacle. 

Vers une saisie judiciaire ?

Après avoir enquêté, l'ONG One Voice a convaincu la justice de s'assurer que l'"arrêté cirque" datant de 2011 était respecté. Et les résultats ont joué en leur faveur. En effet, les conditions de captivité ont été jugées non-conformes et une saisie judiciaire de Jumbo a été organisée. Les gérants sont finalement parvenus à repousser les forces de l'ordre mais l'ONG milite pour qu'une nouvelle saisie soit organisée."Ils vivent littéralement confinés dans des camions, donc sur les routes, bringuebalés tout le temps. Et puis, il y a cette violence du dressage", explique Muriel Arnal, la fondatrice de One Voice, qui rappelle que le cirque compte également des tigres et des singes maintenus dans des conditions aussi impropres.

À ce jour, dans le monde, une trentaine de pays ont interdit les animaux sauvages dans les cirques. 

Vous êtes à nouveau en ligne