VIDEO. Le cinéma, une industrie particulièrement polluante

BRUT

Ancien régisseur, Charles Gachet-Dieuzeide a été témoin des activités peu écologiques de l'industrie cinématographique. Il a fondé la société Secoya Eco-tournage pour encourager les équipes à "verdir" leurs productions.

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Dans "Spectre", le dernier film de la saga James Bond, 30 millions d'euros auraient été dépensés en voitures détruites pendant le tournage. Ce n'est pas pour faire pâlir les collectionneurs d'automobiles que Charles Gachet-Dieuzeide évoque ce chiffre mais pour rappeler que l'industrie cinématographique a une propension à gaspiller et à polluer.

Cet ancien régisseur a pu constater par lui-même les dégâts environnementaux causés par certains tournages. Il mentionne notamment les nombreux déplacements des équipes, la mauvaise gestion des déchets et la détérioration des milieux naturels. Par exemple, pour enneiger artificiellement un mont, les équipes qui l'accompagnaient ont déversé des résidus de plastique blanc sur toute l'étendue d'un flanc de montagne. "C'était absolument horrible pour le décor de le laisser dans cet état-là", se remémore-il. 

Verdir le cinéma ? 

En 2018, pour encourager les productions à se mettre au vert, Charles Gachet-Dieuzeide a créé la société Secoya Eco-tournage. Son objectif est d'organiser des tournages plus respectueux de l'environnement pour freiner l'impact écologique généré par le cinéma. "Il faut qu'on arrête de détruire des décors naturels (…) pour tourner une scène de 15 secondes dans un film", soutient le cinéaste. Il assure qu'un tel projet est réalisable et ce, sans compromettre la liberté artistique des réalisateurs.

Chaque année en France, l'industrie audiovisuelle libérerait 1,1 million de tonnes de CO2 dans l'atmosphère, soit l'équivalent de 410 000 allers-retours Paris-New-York en avion. 

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