Mort de Paul Bocuse : il était "le pape de la région lyonnaise et le pape de la gastronomie", estime Laurent Mariotte

Paul Bocuse dans la cuisine de son restaurant L\'Auberge du Pont de Collonges à Collonges-au-Mont-d\'Or (Rhône) le 9 novembre 2012.
Paul Bocuse dans la cuisine de son restaurant L'Auberge du Pont de Collonges à Collonges-au-Mont-d'Or (Rhône) le 9 novembre 2012. (JEFF PACHOUD / AFP)

Paul Bocuse était "l'apôtre de la nouvelle cuisine, le produit brut, des sauces légères" a réagi samedi Laurent Mariotte, le spécialiste gastronomie de franceinfo après la mort du chef cuisinier à l'âge de 91 ans.

Le chef cuisinier Paul Bocuse est mort samedi 20 janvier 2018 à l'âge de 91 ans, ont annoncé ses proches. "C'est devenu le pape de la région lyonnaise et le pape de la gastronomie", a raconté samedi 20 janvier, Laurent Mariotte, le spécialiste gastronomie de franceinfo.

"Quelle triste nouvelle, a-t-il réagi. Il faut voir le respect qu'ont tous les chefs qui croisaient Monsieur Paul, cette stature et cette façon d'avoir propulsé la cuisine, d'avoir sorti le chef de derrière ses fourneaux. Ça a été le premier à porter la bonne parole de la bonne cuisine dans le monde entier".

Homme de terroir

Pour Laurent Mariotte, Paul Bocuse était "vraiment le défenseur d'une cuisine classique et traditionnelle. Il aimait la vraie cuisine, la cuisine identifiable, des os et des arêtes. C'était l'apôtre de la nouvelle cuisine, le produit brut, des sauces légères, peut-être des portions moins importantes". D'ailleurs, pour le spécialiste culinaire de franceinfo, "son restaurant, c'est vraiment le temple de la gastronomie française avec tous les classiques"

Paul Bocuse était "issu d'une très grande lignée de cuisiniers. Il vivait encore dans la chambre dans laquelle il était né à Collonges-au-Mont d'Or. Il était très attaché à sa région. Il souhaitait vraiment transmettre", a ajouté Laurent Mariotte.

"Ses équipes, tous ses chefs cuisiniers qui doivent se sentir orphelins aujourd'hui. Ils avaient une fierté dans le regard et dans les yeux quand ils cuisinaient pour Paul Bocuse. C'est unique" a-t-il conclu.