Meilleur ouvrier de France : à la recherche de l'excellence gastronomique

Chaque année, le concours de Meilleur ouvrier de France récompense l'excellence artisanale française.

Parmi les presque 200 professions distinguées par le célèbre col bleu-blanc-rouge, celles de pâtissier et de cuisinier. Zoom sur quelques participants artisans de l'année 2011, des chefs des métiers de bouche qui s'affrontent pour devenir le Meilleur ouvrier de France, toujours dans la bonne humeur, la joie et la gourmandise.Christophe Raoux, chef exécutif cuisinier à Paris, explique ses motivations pour ce concours : ?on touche l'excellence, on touche un autre monde?. Pour Anne Ernwein, obtenir ce sésame, c'est acquérir ?la reconnaissance de mes pairs et une grande satisfaction personnelle.? Emmanuel Renaut, meilleur ouvrier de France en 2004, se souvient quant à lui : ?c'est un concours très pointu où l'on s'entraîne pendant 15 jours, pour certains jour et nuit?. Car les épreuves de cuisine durent 4 heures et celles de pâtisserie s'étalent sur deux journées?En plus de récompenser l'excellence gastronomique française, le concours de meilleur ouvrier cuisinier ou pâtissier de France récompense des valeurs très fortes du métier. Pour Christian Tetedoie, meilleur ouvrier depuis 1997, les métiers de bouche sont en effet des ?métiers très traditionnels?, où il y a ?beaucoup de respect entre les cuisiniers?. Jérôme Chaucesse, chef pâtissier dans un palace à Paris, ajoute que la transmission du savoir tient une place particulièrement importante dans ce secteur : ?il n'y a plus de secret professionnel bien gardé comme avant (?) on s'aide et c'est comme [cela] qu'on évolue?. Meilleur ouvrier de France, c'est donc aussi transmettre son excellence à ses successeurs. C'est donc une qualification qui a une valeur sur le long terme, et un véritable gage de qualité.  

La rédaction

Publié le 13 juin 2011

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