Le corps de Salvador Dali exhumé pour un test de paternité, vingt-huit ans après sa mort

La tombe de Salvador Dali située dans la crypte sous le Théâtre-Musée Dali de Figueras (Espagne), le 18 juillet 2017.
La tombe de Salvador Dali située dans la crypte sous le Théâtre-Musée Dali de Figueras (Espagne), le 18 juillet 2017. (LLUIS GENE / AFP)

Une Espagnole assure être le fruit d'une brève liaison du peintre surréaliste. La justice a ordonné une expertise génétique.

La tombe de Salvador Dali a été ouverte et sa dépouille exhumée, jeudi 20 juillet au soir. Des experts en médecine légale ont effectué des prélèvements d'ADN sur le corps de l'artiste surréaliste espagnol, vingt-huit ans après sa mort, afin de déterminer s'il est bien le père de Pilar Abel, une Espagnole qui assure être le fruit d'une brève liaison du peintre avec sa mère.

L'opération s'est déroulée dans le plus grand secret et à l'abri des regards, dans la crypte située sous le Théâtre-Musée Dali de Figueras, où le peintre a été enterré, en Catalogne, à 140 km au nord de Barcelone. Pour éviter que toute image soit prise, des tentures noires avaient été dressées et les journalistes tenus à l'écart. 

Plusieurs semaines de suspense

Fin juin, la justice a ordonné, à la demande de Pilar Abel, l'exhumation du corps du peintre, mort à l'âge de 84 ans. Cette femme de 61 ans assure que sa mère, une employée de maison, avait rencontré Dali chez des amis de l'artiste, à Cadaquès, au lieu-dit de Portlligat. De leur brève liaison serait née Pilar en 1956 à Figueras, la ville natale de Dali. Tenue au courant de ce secret dès son enfance, la sexagénaire veut aujourd'hui en avoir le cœur net.

France 3

Quand Dali est mort en 1989, son corps a été embaumé, ce qui devait faciliter les prélèvements. L'échantillon prélevé sera transmis à l'Institut de toxicologie de Madrid pour être comparé à celui de Pilar Abel. Il faudra peut-être plusieurs semaines avant de connaître les résultats des tests ADN.

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