VIDÉO. La "banquise de graisse" qui bouchait un égout londonien peut être observée en direct sur YouTube

Un bloc de graisses, de serviettes hygiéniques, de préservatifs et autres ordures trouvé dans le réseau d\'égouts de Londres a été exposé au Museum of London entre février et juillet 2018.
Un bloc de graisses, de serviettes hygiéniques, de préservatifs et autres ordures trouvé dans le réseau d'égouts de Londres a été exposé au Museum of London entre février et juillet 2018. (DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP)

Le bloc de graisses et de lingettes jetées dans les toilettes a été exposé dans un musée londonien entre février et juillet, avant de faire l'objet d'une vidéo YouTube.

Petites natures, prenez garde. Depuis le 9 août, les curieux peuvent observer en direct sur YouTube un fragment d'une "banquise de graisse" ("fatberg", en anglais) qui bouchait un égout de Londres, au Royaume-Uni. Cette masse solide comme un roc, constituée de graisses et de lingettes jetées dans les toilettes, a été retrouvée dans des égouts de Whitechapel, dans l'est de Londres, en septembre. Elle a ensuite été exposée entre février et juillet au Museum of London, musée qui a lancé la vidéo YouTube sur laquelle le "spectacle" est disponible.

"La 'banquise de graisse' dit quelque chose de l'évolution de Londres, a expliqué à l'occasion de cette exposition temporaire, Sharon Robinson-Calver, responsable de la conservation des collections au musée. Aujourd'hui, nos égouts sont menacés par une crise : huit fois par heure, il y a un client de Thames Water [la compagnie des eaux] qui subit un blocage causé par des déchets évacués par les canalisations ou qui y sont jetés mais ne devraient pas l'être".

Un bloc de 250 mètres de long et 130 tonnes

Une population grandissante et des régimes plus riches en graisse ont conduit à ce problème, ainsi qu'un réseau datant en partie de l'époque victorienne. Mais le monstre de 250 mètres de long et de 130 tonnes a choqué jusqu'aux égoutiers habitués à chasser ces "fatbergs".

"C'est un véritable monstre qui demande beaucoup de main-d'œuvre et de machines pour être enlevé", avait commenté à l'époque de son évacuation, Matt Rimmer, chef des réseaux déchets de Thames Water. "C'est comme essayer de briser du béton".

Exposer cette horreur sous vitrine s'est révélé un défi pour le musée car il s'agit d'"un matériau extrêmement dangereux, grouillant de bactéries et libérant de petites quantités de gaz toxiques, a déclaré Robinson-Calver. L'échantillon que nous avons pris pourrait contenir des aiguilles hypodermiques, des préservatifs ou des matériaux sanitaires, et est certainement capable de propager des maladies".

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