L'artiste Deborah de Robertis interpellée nue dans le sanctuaire de Lourdes

L\'artiste franco-luxembourgeoise Deborah de Robertis, lors de son procès pour exhibition sexuelle après une performance dénudée devant \"La Joconde\", au musée du Louvre, le 18 octobre 2017 au tribunal de grande instance de Paris. 
L'artiste franco-luxembourgeoise Deborah de Robertis, lors de son procès pour exhibition sexuelle après une performance dénudée devant "La Joconde", au musée du Louvre, le 18 octobre 2017 au tribunal de grande instance de Paris.  (MAXPPP)

Déjà convoquée devant le tribunal correctionnel de Paris pour exhibition sexuelle après une performance similaire au Louvre, Deborah de Robertis devra comparaître en mai devant le tribunal correctionnel de Tarbes. 

Après des performances dénudées au Louvre et au musée d'Orsay, à Paris, l'artiste franco-luxembourgeoise Deborah de Robertis s'est mise nue dans le sanctuaire de Lourdes (Hautes-Pyrénées), samedi 1er septembre. Elle devra comparaître devant le tribunal correctionnel de Tarbes (Hautes-Pyrénées) le 19 mai prochain pour exhibition sexuelle, indique le parquet dimanche. 

Selon le site du Journal du dimanche, qui a révélé l'affaire, l'artiste féministe de 34 ans s'est dénudée dans le sanctuaire et s'est placée, les mains jointes et la tête couverte d'un voile bleu, devant la grotte.

Des personnes sont intervenues pour cacher sa nudité et ont prévenu les forces de l'ordre. "Les policiers ont été appelés par des personnes sur place, ils l'ont interpellée et placée quelques heures en garde à vue", a précisé le procureur de Tarbes, Pierre Aurignac, précisant que la jeune femme avait expliqué la portée artistique de son geste. Le service de communication des sanctuaires de Lourdes n'a pas souhaité commenter cette affaire.

"Interroger la place des femmes dans l'histoire de l'art"

La jeune femme avait été convoquée devant le tribunal correctionnel de Paris en octobre dernier pour exhibition sexuelle, après une performance similaire au musée du Louvre, à proximité de La Joconde

La juridiction parisienne l'a alors relaxée, retenant les arguments de la défense qui affirmait qu'elle accomplissait un "acte militant et artistique", et qu'il n'y avait donc "pas d'élément intentionnel" de commettre une exhibition sexuelle. Cette performance consistait à "interroger la place des femmes dans l'histoire de l'art", avait-elle alors expliqué. Deborah de Robertis a cependant été condamnée à effectuer 35 heures de travail d'intérêt général pour avoir mordu un gardien au bras. 

L'artiste est une habituée des prétoires. En février, elle a été relaxée pour deux autres performances. Elle a également fait l'objet de deux rappels à la loi en 2014 et 2016, pour des performances dénudées au musée d'Orsay sous les toiles L'Origine du monde de Gustave Courbet, et L'Olympia d'Edouard Manet.

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