En 1917, les arts font leur révolution

France 3

1917 a connu une effervescence artistique exceptionnelle née du traumatisme de la Première Guerre mondiale. Là dans la littérature, la peinture soufflait l'air de la révolte contre un monde en voie de disparition.

Au printemps 1917, Marcel Proust envoie à son éditeur le manuscrit intégral de À l'ombre des jeunes filles en fleurs, dont l'impression sera interrompue à l'automne suite à la mobilisation des ouvriers typographes. L'écrivain devient le chroniqueur caustique d'un monde clos composé, de riches oisifs et en décalage complet avec le reste de la société française.

Un spectacle révolutionnaire

La guerre qui engloutira le monde de Proust s'éternise. Tandis que des soldats sur le front commencent à se révolter, les artistes combattent eux aussi. Certains sont blessés, comme Guillaume Apollinaire, le poète au centre d'un mouvement qui entend modifier en profondeur la société, les arts et les mœurs. Ainsi, le spectacle Parade d'Érik Satie, audacieux et baroque, est considéré comme le point de départ de la musique moderne et de la liberté totale de l'art.

La métamorphose du monde se trouve donc accompagnée, voire anticipée par les artistes qui la répercutent chacun dans leur domaine : les dadaïstes et les surréalistes désireux de créer de nouvelles valeurs, les cubistes qui font exploser les formes, l'art conceptuel et ses objets du quotidien lancé par Marcel Duchamp. À Paris, l'effervescence de 1917 donnera naissance à tous les grands courants artistiques du XXe siècle.

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne