Près de 1 500 chefs et une foule d'admirateurs assistent aux obsèques de Paul Bocuse

Les chefs Frédéric Anton, Eric Bouchenoire, Christelle Brua et Alain Pegouret assistent aux obsèques de Paul Bocuse, à Lyon, vendredi 26 janvier 2018. 
Les chefs Frédéric Anton, Eric Bouchenoire, Christelle Brua et Alain Pegouret assistent aux obsèques de Paul Bocuse, à Lyon, vendredi 26 janvier 2018.  (AFP)

Le gotha de la gastronomie est venu pour dire adieu à celui qui a inspiré et formé des générations de cuisiniers. 

"Des hommes comme ça, on ne les pleure pas, on les honore", lance un admirateur de Paul Bocuse. Près de 1 500 chefs du monde entier et plusieurs milliers d'admirateurs sont venus, vendredi 26 janvier, à Lyon, pour un dernier hommage au "pape" de la gastronomie française, mort le 20 janvier, à l'âge de 91 ans. "Monsieur Paul", star des fourneaux, a été durant des années un ambassadeur de la cuisine française à travers le monde. Les obsèques débuteront à 10h30, en la cathédrale Saint-Jean de Lyon.

Le gotha de la gastronomie. Le gotha de la gastronomie était là pour dire adieu à celui qui a inspiré et formé des générations de cuisiniers. Parmi eux, les chefs français Alain Ducasse (que le défunt considérait comme son "fils" spirituel) et Joël Robuchon, Anne-Sophie Pic ou encore Daniel Boulud, arrivé de New York, et Hiroyuki Hiramatsu, à la tête des brasseries Bocuse au Japon.

Des écrans géants. La cathédrale, en travaux, n'a pu accueillir que 1 100 personnes : la famille, les proches, les officiels, les collaborateurs des différents établissements Bocuse, et quelques centaines de chefs. Les autres ont pu suivre la célébration sur des écrans installés sous un chapiteau dans la cour jouxtant la cathédrale. Parmi eux, des lauréats, norvégiens et suédois notamment, des Bocuse d'Or, ce prestigieux concours culinaire lancé par Monsieur Paul en 1987.

Le gouvernement représenté. Le gouvernement français était représenté par le ministre de l'Intérieur et ancien maire de Lyon, Gérard Collomb, et le président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius, défenseur de la "gastronomo-diplomatie" quand il officiait au ministère des Affaires étrangères. Gérard Collomb a pris la parole pour saluer la mémoire du grand cuisinier. 

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